Home Économie La montée en puissance des options 0DTE alimente-t-elle la volatilité du marché ?

La montée en puissance des options 0DTE alimente-t-elle la volatilité du marché ?

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Après une semaine de rebond significatif, les marchés boursiers mondiaux, de l’Europe aux États-Unis en passant par l’Asie, affichent des couleurs positives. Le S&P 500 et le Nasdaq ont notamment enregistré de solides performances, rompant une série de trois semaines de baisses. Ce regain d’optimisme survient alors que les investisseurs continuent de montrer un sentiment baissier plus marqué que la moyenne historique, et que le débat fait rage sur l’impact des options « 0DTE » sur la volatilité des marchés.

La tendance haussière de la semaine a été particulièrement marquée jeudi, suite à des déclarations de la Fed d’Atlanta suggérant une possible suspension des hausses de taux durant l’été. Cette perspective a insufflé un nouvel élan aux indices, offrant une journée de gains la plus significative depuis début février.

En parallèle de cette bonne performance boursière, un élément suscite une attention particulière à Wall Street : les options dites « 0DTE » (pour « 0 jour avant expiration »). Ces instruments financiers, disponibles chaque jour ouvrable, permettent de spéculer sur la volatilité à très court terme d’un actif sous-jacent. Leur attrait réside dans leur coût réduit, les contrats à échéance courte étant intrinsèquement moins chers. Si elles étaient historiquement l’apanage des investisseurs institutionnels, ces options gagnent en popularité auprès des particuliers, entraînant une augmentation de leurs volumes de transactions.

Cependant, l’essor des options 0DTE alimente un vif débat sur leur influence réelle sur la volatilité des marchés. Plusieurs facteurs peuvent effectivement contribuer à cette volatilité, et l’intensité de ses mouvements dépend de leur combinaison et de leur interaction. Les options 0DTE pourraient être l’un de ces éléments perturbateurs, bien que leur impact exact reste sujet à discussion.

Cette année, la volatilité des marchés s’est déjà illustrée. Le S&P 500 a connu 11 séances avec une variation d’au moins 1% à la hausse et 8 séances avec une variation similaire à la baisse, soit un total de 19 jours sur 42, représentant près de la moitié des séances boursières de 2023. Si ce rythme se maintient, l’année pourrait enregistrer entre 48 et 50 séances de fluctuations importantes, un niveau rarement atteint au cours des 95 dernières années.

Le mois de février, traditionnellement difficile pour les marchés avec une baisse moyenne historique de -0,05% pour le S&P 500 depuis 1950, a cette année déçu davantage avec un recul de -2,4%. Néanmoins, certaines valeurs se sont distinguées, à l’image de Nvidia et Tesla qui ont affiché des gains avoisinant les +20%. Des opportunités de gain significatives ont également été observées sur des titres comme Warner Bros. Discovery (+56,3% en janvier) et Catalent (+25,6% en février).

Concernant le sentiment des investisseurs, tel que mesuré par l’AAII, l’optimisme reste mesuré. Le sentiment haussier, qui anticipe une hausse des cours dans les six prochains mois, s’établit à 23,4%, bien en deçà de sa moyenne historique de 37,5%. Inversement, le sentiment baissier, prévoyant une baisse des cours, atteint 44,8%, son plus haut niveau depuis fin décembre et supérieur à sa moyenne historique de 31%.

Sur la semaine écoulée, les indices européens et américains ont enregistré des gains notables : le Mib italien a progressé de +17,67% depuis le début de l’année, suivi par l’Ibex espagnol (+14,86%) et le CAC 40 français (+13,61%). L’Euro Stoxx 50 affiche +13,3% et le Dax allemand +11,88%. Aux États-Unis, le Nasdaq a grimpé de +11,68% et le S&P 500 de +5,37%. Le Dow Jones affiche quant à lui un gain plus modeste de +0,73%.

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