Publié le 2025-10-01 22:29:00. La NASA innove dans l’étude des effets de l’espace sur le corps humain. Le programme AVATAR embarquera des puces d’organes de moelle osseuse humaines lors de la mission Artemis II pour mieux comprendre les impacts du rayonnement et de la microgravité.
- Des organes humains miniatures, conçus pour répliquer la moelle osseuse, seront envoyés dans l’espace pour la première fois.
- Cette expérience vise à évaluer les effets spécifiques du voyage spatial sur la santé des astronautes, en particulier sur le système immunitaire.
- Les données recueillies pourraient influencer la conception de futures missions spatiales de longue durée et améliorer les traitements médicaux sur Terre.
Dans le cadre du programme de réponse analogique de tissu d’astronaute virtuel (AVATAR), la NASA s’apprête à révolutionner la recherche biomédicale spatiale. Cette initiative consiste à envoyer des puces d’organes humains dans l’espace afin d’étudier de manière précise les répercussions du rayonnement cosmique et de la microgravité sur le corps. La moelle osseuse, organe vital pour le système immunitaire, est particulièrement sensible à ces conditions extrêmes. Jusqu’à présent, l’étude de ces effets était limitée par le faible nombre d’individus exposés et les contraintes d’espace à bord des engins spatiaux.
La prochaine mission Artemis II, un périple de dix jours autour de la Lune, marquera une étape décisive. Des puces d’organes de moelle osseuse, intégrant des cellules issues des propres astronautes participants, seront embarquées. Ces dispositifs, de petite taille et alimentés par batterie, voleront aux côtés de l’équipage. En concevant des puces d’organes personnalisées pour chaque astronaute, les chercheurs pourront analyser les impacts individuels de l’environnement spatial. Ces informations seront cruciales pour adapter au mieux les besoins des explorateurs lors d’expéditions plus longues, et pourraient même bénéficier aux avancées médicales sur Terre, notamment dans le domaine de la radiothérapie utilisée pour le traitement du cancer.