Publié le 21 février 2026 à 15h29. Les taux hypothécaires aux États-Unis se stabilisent autour de 6 %, une situation inédite depuis 2022. Cette nouvelle donne, analysée par Realtor.com, signifie que les propriétaires américains sont désormais plus nombreux à avoir un taux supérieur à 6 % qu’à en avoir un inférieur à 3 %.
- Plus de 21 % des prêts hypothécaires en cours affichent un taux de 6 % ou plus.
- L’inflation, la solidité du marché du travail et les rendements obligataires à long terme sont les principaux facteurs de cette hausse.
- Les experts prévoient que les taux ne reviendront pas à leur niveau historiquement bas de 3 % dans un avenir proche.
Selon une récente analyse de Realtor.com, le nombre de propriétaires américains confrontés à des taux hypothécaires supérieurs à 6 % a dépassé celui de ceux bénéficiant de taux inférieurs à 3 %. Au troisième trimestre 2025, 21,2 % des prêts hypothécaires en cours présentaient un taux égal ou supérieur à 6 %, tandis que seulement 20 % se situaient en dessous de 3 %. Cette situation marque une rupture avec la période de la pandémie, caractérisée par des taux historiquement bas.
Les professionnels de l’immobilier interrogés par GOBankingRates s’accordent à dire que cette situation est là pour durer. L’environnement actuel n’est plus celui des taux extrêmement bas, l’inflation, la robustesse du marché de l’emploi et les rendements des obligations à long terme ayant modifié les perspectives économiques.
« Les taux hypothécaires actuels sont davantage influencés par l’état général de l’économie que par les fluctuations récentes des marchés. »
Jonathan Ayala, expert en immobilier et fondateur d’une entreprise de photographie immobilière
La réalité est que les taux actuels reflètent la conjoncture économique. Si une relance économique agressive était nécessaire pendant la pandémie, la situation a évolué et un retour aux taux bas en 2026 semble improbable.
Jeff Lichtenstein, courtier et PDG de Echo Fine Properties à Boca Raton, souligne que l’inflation et la hausse des coûts sont les principaux moteurs de la hausse des taux d’intérêt. Il estime que la Réserve fédérale (Fed) ne peut pas réduire davantage les taux pour lutter contre l’inflation, car cela risquerait de surchauffer le marché et de relancer les prix.
Jake Vehige, président des prêts hypothécaires chez Neighbors Bank, partage cet avis :
« Si vous espérez un retour des taux à 3 %, il est important de comprendre que ces niveaux n’étaient pas destinés à perdurer. Les taux hypothécaires autour de 6 % sont historiquement normaux et correspondent à la réalité économique actuelle. »
Jake Vehige, président des prêts hypothécaires chez Neighbors Bank
Même si une légère baisse des taux est possible en 2026, la plupart des experts ne s’attendent pas à une diminution significative à court terme.
Mélanie Musson, experte financière chez Quote.com, ajoute :
« Étant donné que les taux sont restés relativement stables au cours des trois dernières années et qu’il n’y a aucun signe de changement imminent, il est préférable de s’habituer à un taux de 6 %. »
Mélanie Musson, experte financière chez Quote.com
La Fed a indiqué qu’elle ne réduirait pas ses taux avant un certain temps, après les avoir abaissés à trois reprises en 2025. Un article de CNN rapportait qu’après la publication du rapport sur l’emploi de décembre, les analystes prévoient seulement deux baisses de taux en 2026 (en juin et en septembre), et qu’elles seront progressives. Cette tendance suggère que les taux hypothécaires resteront autour de 6 % dans un avenir prévisible.
Pour obtenir les meilleurs taux possibles, les acheteurs doivent se concentrer sur les facteurs qu’ils peuvent contrôler. Améliorer sa cote de crédit, réduire ses dettes et comparer les offres de différents prêteurs sont autant de stratégies efficaces. Il est également conseillé d’explorer les produits de prêt et les programmes d’aide sous-utilisés, tels que les prêts FHA, USDA et VA, qui peuvent réduire ou éliminer les acomptes.
Il est essentiel de comparer les taux proposés par différents prêteurs, car même une petite différence peut représenter des économies considérables sur la durée d’un prêt.