Publié le 2025-10-19 18:16:00. La police d’Oslo tire la sonnette d’alarme : des jeunes de plus en plus jeunes sont recrutés par des réseaux criminels, souvent via des applications de messagerie cryptée. Une réunion d’information numérique destinée aux parents a réuni plusieurs milliers de personnes pour aborder les risques et les solutions.
- Des enfants dès 11 ans seraient recrutés pour commettre des délits graves.
- Les applications de messagerie cryptée sont un vecteur majeur de ces recrutements.
- La police recommande un dialogue ouvert et une curiosité parentale accrue concernant l’activité numérique des enfants.
Astri Johanne Holm, chef de la section de police de quartier d’Oslo Est, a martelé un message clair lors d’une récente réunion d’information en ligne : « Soyez intéressés par ce que fait votre enfant sur les réseaux sociaux. Nous, les adultes, sommes trop naïfs. » Elle a ajouté qu’il n’y avait « aucune raison pour qu’un enfant ou un jeune se promène avec une application cryptée sur son téléphone ». Ces applications, a-t-elle expliqué, servent d’outils pour entrer en contact avec de jeunes individus impliqués dans des activités criminelles. La police a récemment procédé à l’arrestation d’un certain nombre de mineurs dans diverses localités du pays. Un dénominateur commun à ces affaires : les jeunes semblent avoir été approchés, ou avoir tenté de l’être, pour participer à des infractions pénales sérieuses. Ces cas s’inscrivent dans un contexte plus large de réseaux criminels organisés, à l’image du réseau suédois Foxtrot.
La réunion numérique, qui s’est tenue en début de soirée, a été retransmise simultanément sur plusieurs plateformes populaires telles que Facebook, Youtube, Instagram et Discord. L’événement a suscité un vif intérêt, attirant entre 5 000 et 6 000 participants au total sur les différentes plateformes. Durant la session, de nombreuses questions ont été soumises aux intervenants, portant notamment sur la manière dont les parents peuvent surveiller l’activité en ligne de leurs enfants sans pour autant porter atteinte à leur vie privée. Astri Johanne Holm a proposé une piste de réponse : « Si vous avez un dialogue ouvert et un intérêt, vous acquérez de meilleures connaissances. Soyez curieux de savoir quelles applications, expressions et intérêts ils ont. Posez des questions. »