Publié le 22 février 2026 14:45:00. Face à l’intensification des frappes russes sur l’Ukraine, la Pologne a renforcé sa vigilance aérienne en déployant des moyens de défense et en suspendant temporairement le trafic aérien civil dans certaines zones.
Varsovie a mis en alerte maximale ses systèmes de défense aérienne et a déployé des avions de combat, a annoncé l’armée polonaise. Cette mesure préventive vise à assurer la sécurité de l’espace aérien polonais, en particulier dans les régions limitrophes de l’Ukraine.
« Une paire d’avions de combat et un avion d’alerte précoce ont été déployés. Le niveau d’alerte le plus élevé a également été activé pour les systèmes de défense aérienne et radar au sol »
Commandement opérationnel polonais
Pour permettre le déploiement de l’aviation militaire, les opérations dans les aéroports de Lublin et de Rzeszów ont été temporairement interrompues. Les vols ont repris une fois les chasseurs revenus à leur base et les systèmes de défense aérienne rétablis dans leur configuration normale. L’armée polonaise affirme qu’il n’y a eu aucune intrusion dans son espace aérien.
Le commandement opérationnel a exprimé sa gratitude envers les quartiers généraux des forces aériennes de l’OTAN, ainsi qu’envers les forces aériennes allemandes et néerlandaises, pour leur soutien dans cette opération. Ces remerciements interviennent alors que les autorités ukrainiennes font état d’une attaque russe de grande envergure sur Kiev, avec plusieurs zones placées en alerte.
En septembre 2025, la Pologne avait déjà été confrontée à des incidents impliquant des drones militaires soupçonnés d’appartenir à la Russie, ce qui avait conduit à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU selon l’ONU. Kiev et Moscou s’étaient alors mutuellement accusés de chercher à internationaliser le conflit.
La Pologne a également annoncé la construction d’un système antidrones, présenté comme le plus moderne d’Europe, pour un coût de 3,5 milliards d’euros comme le rapporte TF1 Info, témoignant de sa volonté de renforcer sa sécurité face à la menace russe.