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La prolongation du TPS pour les Vénézuéliens se termine vendredi

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Publié le 2025-11-06 01:54:00. Plus de 260 000 Vénézuéliens vivant aux États-Unis s’apprêtent à perdre leur statut de protection temporaire (TPS) après la fin de sa validité le 7 novembre. Cette décision, consécutive à un jugement de la Cour suprême, risque de laisser un grand nombre d’individus en situation irrégulière, ouvrant la voie à des expulsions.

  • La date limite pour le renouvellement du statut de protection temporaire (TPS) pour plus de 260 000 Vénézuéliens est fixée au 7 novembre.
  • Une décision de la Cour suprême des États-Unis du 3 octobre 2025 a mis fin à la désignation du Venezuela pour le TPS, affectant potentiellement 600 000 personnes.
  • Seulement 4 800 bénéficiaires ont réussi à renouveler leur permis de travail, sans que cela n’accorde de statut d’immigration.

À minuit ce vendredi 7 novembre, une vaste vague de Vénézuéliens aux États-Unis se retrouvera sans protection légale. Le Statut de Protection Temporaire (TPS) qui leur avait été accordé en 2021 arrive à échéance, laissant plus de 260 000 personnes dans l’incertitude. Cette situation s’aggrave suite à une décision de la Cour suprême des États-Unis rendue le 3 octobre 2025, qui a entériné la fin de la désignation du Venezuela pour le TPS, touchant potentiellement jusqu’à 600 000 personnes supplémentaires.

Selon les informations rapportées par Univision, cette décision judiciaire met un terme « immédiat » à la protection. Seul un petit nombre, environ 4 800 personnes parmi les deux groupes concernés par les désignations de 2021 et 2023, ont pu obtenir un renouvellement de leur permis de travail jusqu’en octobre 2026. Cependant, l’obtention de ce permis ne confère en aucun cas un statut d’immigration lié au TPS.

L’avocate spécialisée en droit de l’immigration, Yesenia Iacona, tire la sonnette d’alarme. Elle souligne que les Vénézuéliens qui n’ont pas d’autres démarches d’immigration en cours se retrouveront « totalement sans statut ». Ils commenceront alors à accumuler une présence irrégulière sur le territoire américain. Cette situation peut avoir des conséquences graves, notamment des interdictions de territoire pouvant aller jusqu’à plusieurs années s’ils restent dans le pays plus de 180 jours dans ces conditions. « S’ils n’ont aucune défense ou autre procédure en cours, ils peuvent être détenus et définitivement expulsés », a précisé l’avocate, qui exerce en Floride.

Options juridiques disponibles

Face à cette échéance imminente, plusieurs pistes juridiques s’offrent aux personnes concernées. Celles qui ont des enfants citoyens américains de plus de 21 ans peuvent entamer une procédure de regroupement familial en vue d’une demande de résidence permanente. Il est crucial que ces deux processus soient actifs pour pouvoir espérer éviter une expulsion.

Pour ceux dont le dossier de demande d’asile avait été clôturé du fait du TPS, il est possible de le réactiver. « Cela leur permettrait de rester dans le pays jusqu’à ce que cette procédure soit complètement achevée devant le tribunal », explique l’avocate.

La possibilité de déposer une nouvelle demande d’asile, en dehors du délai légal d’un an, est également une option. Cette démarche pourrait se fonder sur le fait que le TPS leur avait accordé un statut d’immigration. Cependant, Me Iacona met en garde : cette voie n’est envisageable que si le dossier présente des arguments solides et bien fondés.

L’étau se resserre

L’experte insiste sur le fait que les alternatives sont limitées et le temps presse. « L’aiguille de l’horloge est littéralement trop proche de l’expiration. » Elle recommande aux personnes ne disposant pas d’options d’immigration viables de quitter le pays avant de se retrouver en situation irrégulière.

Adelys Ferro, directrice du Caucus vénézuélien-américain et ardente défenseure des droits de cette communauté, estime que les bénéficiaires du TPS sous la désignation de 2021 vivaient aux États-Unis depuis une dizaine d’années. Ceux relevant de la désignation de 2023 étaient plus jeunes, certains étant arrivés grâce aux libérations conditionnelles humanitaires accordées par l’administration Biden en 2022.

« Jamais auparavant autant de personnes n’avaient été illégalement illégales en même temps », déplore Ferro. Elle qualifie la situation de « crise humanitaire massive » et ajoute : « Les États-Unis nous considèrent comme jetables ».

Elle ne prévoit pas d’amélioration à court terme, précisant que la bataille juridique concernant le TPS du Venezuela n’est pas encore terminée devant les tribunaux.

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