Les marchés financiers sont restés volatils la semaine dernière, malgré une apparente accalmie en surface, et pourraient être à l’aube d’une correction significative en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient. La situation en Iran, et plus particulièrement les négociations en cours avec les États-Unis, constitue le principal facteur d’incertitude.
L’indice boursier a connu une légère baisse de 6,73 points (-0,1%) sur l’ensemble de la semaine, mais cette stabilité cache une activité intense. Les fluctuations quotidiennes ont dépassé les 100 points, dans les deux sens, y compris pendant les heures de négociation nocturnes. Cette instabilité n’est pas habituelle et est directement liée aux développements géopolitiques.
L’annonce de discussions entre les États-Unis et l’Iran a temporairement apaisé les craintes d’une attaque imminente, entraînant un léger recul des tensions vendredi. Cependant, les analystes soulignent que les négociations passées entre les deux pays, notamment concernant le programme nucléaire iranien, n’ont pas toujours été fructueuses. Le renforcement militaire américain dans la région se poursuit, et les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si ces pourparlers sont plus sérieux que les précédents.
En cas d’escalade militaire, le marché pourrait subir une correction à moyen terme, principalement en raison de la flambée probable du prix du pétrole et de l’instabilité régionale qui en découlerait. Le pétrole a certes baissé la semaine dernière, mais est resté dans une fourchette similaire à celle de la semaine précédente. Les probabilités d’une action militaire américaine contre l’Iran sont désormais estimées à plus de 50%, car l’Iran semble peu disposé à désarmer, même en abandonnant son programme nucléaire – une condition sine qua non posée par les États-Unis.
Cette situation augmente également la probabilité d’une correction du S&P 500 vers sa moyenne mobile sur 200 jours. Les échanges de contrats à terme sur le S&P 500 ont été particulièrement marqués jeudi soir et vendredi matin, avec une volatilité importante. Bien que le marché au comptant ait progressé de 134 points vendredi, les contrats à terme ont oscillé sur une fourchette de 214 points, révélant une forte pression vendeuse avant le rebond.
Les contrats à terme sur le S&P 500 sont même passés en dessous de leurs plus bas de décembre 2025, un signal technique inquiétant. Si ce niveau de support est franchi en février, cela pourrait indiquer le début d’une correction plus profonde. Un indicateur technique moins connu, le « présage du plus bas de décembre », suggère que la rupture de ce niveau au premier trimestre est souvent suivie d’une baisse significative du marché, comme ce fut le cas en 2025 suite aux tensions commerciales.
Les experts estiment qu’un scénario de changement de régime en Iran, à l’image de ce qui s’est passé au Venezuela, est peu probable. Une intervention militaire sur le terrain serait nécessaire pour opérer un tel changement, ce qui semble difficile à envisager dans la « République islamique » d’Iran, où la religion et l’État sont étroitement liés.
En résumé, l’absence de conflit en Iran pourrait ouvrir la voie à de nouveaux sommets historiques pour le S&P 500 au premier trimestre. À l’inverse, une guerre entraînerait une correction plus importante. Compte tenu du renforcement militaire américain dans la région, les chances d’une confrontation militaire semblent désormais supérieures à 50%.