Publié le 6 février 2026. Le comédien indonésien Pandji Pragiwaksono a passé sept heures au poste de police pour répondre à des accusations de blasphème suite à son spectacle. Il a exprimé sa gratitude après avoir appris que le vice-président Gibran Rakabuming Raka lui a apporté son soutien.
- Pandji Pragiwaksono a été interrogé par la police concernant des allégations de blasphème liées à son spectacle « Mens Rea ».
- Le vice-président Gibran Rakabuming Raka a publiquement défendu le travail comique de Pandji Pragiwaksono.
- Pandji Pragiwaksono espère que cette affaire encouragera une meilleure compréhension de la satire et de la liberté d’expression.
Suite à des signalements concernant des propos potentiellement offensants tenus lors de son spectacle « Mens Rea », le comédien Pandji Pragiwaksono s’est rendu volontairement au quartier général de la police de Metro Jaya, à Djakarta, ce vendredi 6 février 2026. Il y a passé sept heures à clarifier sa position aux autorités.
À sa sortie, l’artiste a été surpris d’apprendre que le vice-président indonésien, Gibran Rakabuming Raka, avait pris sa défense. Pandji Pragiwaksono a immédiatement exprimé sa reconnaissance pour cette attitude.
« Je pense que le vice-président Gibran est un exemple de la façon de détecter une blague, de bien traiter une blague. »
Pandji Pragiwaksono, comédien
Pour Pandji Pragiwaksono, cette prise de position est un signe encourageant pour l’ensemble de la scène créative, et plus particulièrement pour le stand-up. Il estime que Gibran Rakabuming Raka a démontré une maturité en distinguant clairement la critique humoristique des actes criminels.
« Une blague n’a pas besoin d’être prise trop au sérieux et n’a pas besoin de créer des problèmes. Je pense que c’est une assez bonne indication. »
Pandji Pragiwaksono, comédien
Le comédien espère que les médias adopteront également une perspective similaire à celle du vice-président face aux inquiétudes soulevées par son spectacle. Il réaffirme sa volonté de dialoguer et de clarifier ses intentions.
« J’ouvre toujours un espace de dialogue et historiquement, il y a trop de preuves pour montrer qu’en cas de malentendu ou d’incohérence dans la saisie du sens de mon art, je suis toujours prêt à dialoguer. »
Pandji Pragiwaksono, comédien
Pandji Pragiwaksono a souligné que le but de « Mens Rea » n’était pas de semer la haine ou de dénigrer les institutions religieuses, mais plutôt de divertir et de susciter une réflexion sociale. Il se dit ouvert à toute invitation au dialogue pour dissiper les malentendus.
« Je veux juste mener à bien le processus. Si, par exemple, il y a une invitation au dialogue, je serai heureux de le réaliser », a-t-il conclu.