Publié le 14 février 2026 à 20h21. L’Opéra Lafayette a exploré les tourments et les joies de l’amour à travers un concert de musique et de poésie des XVIe et XVIIe siècles, d’abord à Washington, puis à New York.
- L’Opéra Lafayette a présenté un programme mêlant airs d’opéra, poésie et musique instrumentale, couvrant les langues anglaise, française et italienne.
- Le concert a mis en scène la soprano Maya Kherani et le ténor James Reese, accompagnés d’un ensemble instrumental dirigé par Nicolas McGegan.
- La compagnie proposera le même spectacle le 14 février à Manhattan, avec des cocktails créés par le mixologue Alex Dominguez.
À travers un répertoire baroque, l’Opéra Lafayette a rappelé que les préoccupations amoureuses, qu’elles soient triviales ou profondes, traversent les siècles. Le concert du 12 février, donné dans le cadre enchanteur de St. Francis Hall à Washington, D.C., a offert un voyage dans le temps, explorant les complexités des relations humaines telles qu’elles étaient perçues il y a quatre cents ans.
L’atmosphère intimiste de St. Francis Hall, un ancien monastère franciscain décoré de guirlandes lumineuses et de tables de cabaret ornées de roses et de chocolats, a contribué à l’ambiance particulière de la soirée. Le public a pu apprécier des œuvres de compositeurs tels que Henri Purcell (1659-1695), Joseph Haydn (1732-1809) et Claudio Monteverdi (1567-1643), interprétées en anglais, français et italien, avec les paroles et traductions fournies dans les programmes.
La soprano Maya Kherani, du New York Philharmonic, et le ténor James Reese, lauréat d’un Grammy Award, ont interprété des rôles masculins et féminins, apportant une richesse expressive aux œuvres présentées. Nicolas McGegan, salué par L’Indépendant comme « l’un des meilleurs chefs d’orchestre baroques de sa génération », a dirigé l’ensemble en tant que claveciniste, commissaire et narrateur, lisant avec enthousiasme les poèmes inclus dans le programme.
L’ensemble instrumental était complété par Natalie Kress au violon, Rebecca Nelson au second violon, Alexa Haynes Pilon au violoncelle et William Sims au théorbe et à la guitare. Les costumes modernes des solistes, contrastant avec le décor rustique de St. Francis Hall, ont créé un effet visuel intéressant, évoquant une production shakespearienne transposée à notre époque.
Le programme a abordé des thèmes universels tels que la jalousie, la séduction et la quête de l’amour, avec des textes parfois humoristiques, comme un poème se lamentant du fait que le chien de l’amante attire plus d’attention que lui, ou une femme demandant à son amant de lui confirmer son amour à plusieurs reprises. Certains des moments les plus marquants ont été ceux où les œuvres n’étaient pas explicitement liées à un genre, permettant aux interprètes d’explorer les nuances de la féminité et de la masculinité.
L’Opéra Lafayette présentera le même spectacle le 14 février au Georgia Room, situé au 23 Lexington Avenue à Manhattan, à 19h30. Des cocktails seront proposés, créés par le mixologue new-yorkais Alex Dominguez du Bar Calico.
Durée : 75 minutes avec un entracte de 15 minutes.
Reine de cœur a été présenté le 12 février 2026 par Opéra Lafayette au St. Francis Hall, 1340 Quincy Street NE, Washington, DC.
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