Publié le 9 février 2026 à 04h33. Bad Bunny a électrisé le Super Bowl LXI avec un spectacle flamboyant célébrant la culture latino-américaine, suscitant à la fois l’enthousiasme et les critiques, notamment de Donald Trump.
- Bad Bunny a été le premier artiste à se produire au Super Bowl en interprétant presque exclusivement des chansons en espagnol.
- Son spectacle a été riche en symboles liés à Porto Rico et à l’identité latino-américaine, allant des charrettes à boissons aux références à des problèmes sociaux comme les coupures de courant.
- L’ancien président américain Donald Trump a qualifié le spectacle de « l’une des pires de l’histoire », critiquant le fait que les paroles étaient incompréhensibles pour lui.
Le Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie, a vibré au rythme des tubes de Bad Bunny, qui a débuté son spectacle avec son hit entraînant « Tití Me Preguntó » et enchaîné avec des titres emblématiques tels que « Yo Perreo Sola », « El Apagón », « NUEVAYOL » et « Should I Be Sober ». L’artiste portoricain de 31 ans a offert une performance énergique et visuellement spectaculaire, mettant en avant la richesse de sa culture et de ses influences musicales.
Le spectacle était parsemé de références à Porto Rico, avec notamment des charrettes à boissons traditionnelles, le cuatro (instrument national de l’île) et des danseurs vêtus de costumes de jíbaros (paysans traditionnels). La « petite maison » rose, élément central de sa tournée mondiale actuelle, était également présente, créant une atmosphère familière et festive.
Bad Bunny n’a pas hésité à aborder des thèmes sociaux et politiques. Il a notamment évoqué les fréquentes coupures de courant à Porto Rico, un problème persistant depuis l’ouragan Maria en 2017, en utilisant un lampadaire typique de l’île comme accessoire pendant l’interprétation de sa chanson « El Apagón ». Il a également fait allusion à la question de l’indépendance de Porto Rico, un territoire américain sans souveraineté.
Plusieurs artistes invités ont partagé la scène avec Bad Bunny. Lady Gaga a interprété une version salsa de son tube « Die with a Smile », avant de danser avec l’artiste portoricain sur « Unforgettable Dance ». Le chanteur portoricain Ricky Martin a également rejoint Bad Bunny pour interpréter « What Arrived to Hawaii ». Ricky Martin a exprimé son émotion sur Instagram : « Ils doivent me donner plusieurs heures pour me faire comprendre le tsunami d’émotions que je ressens ».
Le public présent au stade et les millions de téléspectateurs à travers le monde ont pu apercevoir des personnalités latines telles que la chanteuse colombienne Karol G, l’acteur chilien Pedro Pascal, l’actrice d’origine mexicaine Jessica Alba, la rappeuse Cardi B et le rappeur portoricain Young Miko.
À la fin de son spectacle, Bad Bunny a prononcé quelques mots en anglais, avant de lancer un message fort : « Que Dieu bénisse l’Amérique », puis d’énumérer les pays du continent américain, affichant une carte de l’Amérique sans frontières et la phrase : « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour ».
La performance de Bad Bunny a suscité des réactions contrastées. L’ancien président américain Donald Trump a critiqué le spectacle sur son réseau social Truth Social, le qualifiant de « l’une des pires de l’histoire » et déplorant le fait qu’il ne comprenait pas les paroles.
« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type. »
Donald Trump, ancien président américain
Bad Bunny a également rendu hommage à ses débuts modestes, rappelant qu’il a commencé sa carrière en téléchargeant ses chansons sur SoundCloud tout en travaillant comme emballeur dans un supermarché. Il a souligné l’importance de croire en soi, affirmant : « Je m’appelle Benito Antonio Martínez Ocasio et si je suis ici aujourd’hui au Super Bowl LX, c’est parce que je n’ai jamais cessé de croire en moi. Vous aussi, vous devriez croire en vous. Vous valez plus que vous ne le pensez, croyez-moi. »
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