Home Sciences et technologies La tsar de la drogue Sara Carter rencontre Meta, TikTok et X pour réprimer les ventes de médicaments en ligne

La tsar de la drogue Sara Carter rencontre Meta, TikTok et X pour réprimer les ventes de médicaments en ligne

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Publié le 19 février 2024 18:00:00. Face à la prolifération du trafic de drogue en ligne, l’administration américaine a réuni des représentants des réseaux sociaux et des agences fédérales pour renforcer la lutte contre la vente de substances illicites, notamment des pilules contrefaites contenant du fentanyl, ciblant particulièrement les jeunes.

  • Une table ronde organisée par la « tsarine » de la drogue Sara Carter a rassemblé des acteurs clés des plateformes numériques (Meta, TikTok, X, YouTube) et des agences gouvernementales.
  • Les participants ont discuté de stratégies pour empêcher les trafiquants d’utiliser les médias sociaux pour vendre des drogues dangereuses, en particulier celles contenant du fentanyl.
  • Aucune nouvelle mesure réglementaire n’a été annoncée, mais l’administration insiste sur la nécessité d’une coopération accrue entre le secteur public et privé.

L’administration américaine intensifie ses efforts pour contrer la vente de drogues illicites sur les plateformes numériques. Mercredi 18 février, Sara Carter, directrice du Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues (ONDCP), a organisé une table ronde à la Maison Blanche réunissant des représentants de grandes entreprises de médias sociaux – Meta, TikTok, X (anciennement Twitter), YouTube et Internet Works – ainsi que des responsables de plusieurs agences fédérales.

Outre l’ONDCP, étaient présents des représentants du Département d’État américain, du Département de la Santé et des Services sociaux, de la Drug Enforcement Administration (DEA), du Département du logement et du développement urbain, des enquêtes sur la sécurité intérieure, du Service d’inspection postale des États-Unis et du Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs.

L’objectif principal de cette réunion était de trouver des moyens de lutter contre la vente de pilules contrefaites et de substances contenant du fentanyl, un opioïde synthétique extrêmement puissant, en particulier auprès des mineurs. Les autorités s’inquiètent de l’utilisation croissante des réseaux sociaux et des applications de messagerie cryptées par les trafiquants pour atteindre leurs clients.

« Tout au long de ma carrière, j’ai parlé à d’innombrables familles qui ont perdu un enfant ou un être cher à cause de drogues achetées sur les réseaux sociaux », a déclaré Sara Carter, directrice de l’ONDCP. « Dans beaucoup de ces cas, la victime pensait qu’elle achetait une pilule sûre, qui contenait en fait une dose mortelle de fentanyl illicite. Afin d’éviter cette perte de vie insensée, l’ONDCP aura besoin d’une coopération à grande échelle de la part des sociétés de médias sociaux, des forces de l’ordre et de l’ensemble du gouvernement. Plus important encore, nous, en tant que parents, devons éduquer nos enfants sur les dangers des drogues et surveiller leur utilisation des médias sociaux pour les protéger de ceux qui cherchent à causer un préjudice irréparable. »

Sara Carter, directrice du Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues (ONDCP)

Terrance Cole, administrateur de la DEA, a également participé à la table ronde et a souligné l’urgence de la situation. Il a dénoncé l’exploitation des plateformes de médias sociaux par les trafiquants comme étant « inacceptable».

« Les trafiquants de drogue exploitent les médias sociaux pour infiltrer nos maisons, cibler nos enfants et livrer leurs drogues directement à nos portes. Cette réalité est inacceptable et nécessite la participation de tous les partenaires, y compris les sociétés de médias sociaux qui facilitent ces pipelines numériques », a affirmé Terrance Cole. « Aujourd’hui, nous avons mis ces entreprises au défi de se joindre à nous pour protéger nos communautés et dénoncer les dangers des pilules contrefaites, du fentanyl et d’autres médicaments mortels vendus en ligne sous le voile de l’anonymat. Grâce à la collaboration avec les forces de l’ordre, les éducateurs, les chefs religieux et le secteur privé, nous pouvons démanteler ces réseaux, sauver des vies et nous rapprocher d’une Amérique sans fentanyl. »

Terrance Cole, administrateur de la DEA

Selon l’ONDCP, les participants se sont engagés à renforcer la coordination entre les forces de l’ordre et les entreprises de médias sociaux pour prévenir l’utilisation abusive des plateformes numériques à des fins illicites liées aux drogues. Les autorités rappellent que les pilules contrefaites vendues en ligne contiennent fréquemment du fentanyl illicite, une substance qui peut être mortelle même à de faibles doses. Le phénomène de l’utilisation d’applications de messagerie cryptées et de comptes de réseaux sociaux par les trafiquants pour distribuer directement aux acheteurs est en augmentation.

Pour l’heure, l’ONDCP n’a pas annoncé de nouvelles mesures réglementaires ou d’application à la suite de cette table ronde. La réunion est présentée comme une étape dans un processus continu de coordination entre le gouvernement fédéral et les entreprises du secteur privé. Le Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues continuera de suivre de près l’évolution de la situation et d’adapter ses stratégies en conséquence.

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