De nouvelles révélations accablantes émergent dans l’affaire Jeffrey Epstein, impliquant désormais le prince Andrew. Des allégations de partage d’informations gouvernementales sensibles et de complicité avec le financier condamné pour exploitation sexuelle relancent une enquête policière au Royaume-Uni.
La police de la vallée de la Tamise a annoncé ce mercredi 11 février qu’elle évalue des allégations de mauvaise conduite dans l’exercice de fonctions publiques, liées aux documents publiés par le ministère américain de la Justice concernant Epstein. Des discussions sont en cours avec les procureurs spécialisés de la Couronne (CPS) pour déterminer si une enquête plus approfondie est nécessaire.
Selon un conseiller d’un gouvernement du Moyen-Orient ayant rencontré Epstein, le milliardaire se vantait ouvertement de sa capacité à obtenir des informations confidentielles auprès du prince Andrew. « J’ai cousu le Royaume-Uni », aurait-il déclaré. Le conseiller affirme également qu’Epstein prétendait avoir reçu des informations de Peter Mandelson, ainsi que d’un troisième individu travaillant à Downing Street, dont l’identité reste inconnue.
« Epstein se vantait de ses liens avec l’ex-duc », a déclaré le conseiller, ajoutant qu’Epstein aurait partagé cinq mots décrivant ses relations avec Andrew. Le prince Andrew a toujours nié toutes les accusations portées contre lui.
Par ailleurs, de nouvelles allégations suggèrent qu’une femme aurait été transportée en jet privé par Epstein et introduite clandestinement au palais de Buckingham. Des sources affirment que le prince Andrew aurait fait entrer des jeunes femmes au palais sans autorisation de sécurité, par la porte arrière.
L’ancien Premier ministre Gordon Brown a révélé que le jet privé d’Epstein, surnommé « Lolita Express », s’était posé au Royaume-Uni à 90 reprises. Il a appelé à un nouvel interrogatoire du prince Andrew par la police et a qualifié l’affaire de « de loin le plus grand scandale » jamais enregistré. Brown a souligné que des jeunes femmes du monde entier ont été amenées au Royaume-Uni.
Le palais de Buckingham a indiqué que le roi Charles aiderait la police dans ses enquêtes si nécessaire. À ce stade, la police a précisé qu’il serait inapproprié de divulguer de plus amples détails concernant l’évaluation en cours, soulignant la complexité des allégations de mauvaise conduite dans l’exercice de fonctions publiques.