Publié le 13 février 2026 à 06h00. La série canadienne Plus que des rivaux, disponible sur Movistar+, suscite l’attention autant par son intrigue centrée sur une relation homosexuelle secrète entre deux joueurs de hockey sur glace que par la place prépondérante accordée aux scènes explicites et à la communication numérique. Cette exploration du privé à l’ère numérique fait écho aux thèmes abordés dans le dernier roman de Delphine de Vigan, Je suis Romane Monnier.
- La série Plus que des rivaux met en scène une relation clandestine entre deux hockeyeurs professionnels, russe et canadien, qui pourraient compromettre leur carrière s’ils étaient découverts.
- L’abondance de scènes de sexe et de conversations téléphoniques dans la série a été remarquée par les critiques, certains y voyant une redondance.
- Le roman de Delphine de Vigan, Je suis Romane Monnier, explore également l’impact de la technologie sur la vie privée à travers le récit d’un échange de téléphones portables.
La série canadienne Plus que des rivaux a fait son entrée sur les écrans précédée d’une couverture médiatique importante, notamment en raison de ses scènes de sexe explicites. L’histoire suit deux joueurs de hockey sur glace, issus d’équipes rivales, qui entretiennent une liaison homosexuelle secrète pendant près d’une décennie. Conscients des conséquences potentielles sur leur carrière, leurs contrats de sponsoring et leur vie familiale, ils s’efforcent de maintenir leur relation dans le plus grand secret.
Au-delà de l’intrigue amoureuse, la série se distingue par son approche narrative. Les scènes intimes sont nombreuses, voire répétitives, et semblent parfois se prolonger en une retransmission quasi en temps réel des rencontres passionnées entre les deux protagonistes. Un autre élément marquant est l’omniprésence des conversations téléphoniques, qui rivalisent en importance avec les scènes torrides, suggérant que la vie des deux hommes se résume à ces deux aspects.
Cette utilisation intensive de la communication numérique trouve un écho dans le dernier roman de Delphine de Vigan, Je suis Romane Monnier. L’intrigue repose sur un simple échange de téléphones portables dans un bar. La protagoniste, Romane Monnier, laisse accidentellement son téléphone à une inconnue qui, sans hésitation, lui propose de garder le sien en lui révélant le mot de passe. Ce malentendu, qui rappelle les quiproquos classiques du cinéma, est revisité par l’auteure avec une originalité notable.
Le roman est décrit par certains critiques comme une œuvre « vertigineuse sur la vie à l’ère numérique ». L’originalité de l’approche réside dans le fait que l’intrigue ne tourne pas autour d’un objet de valeur ou d’un crime, mais autour d’un artefact du quotidien : un smartphone. Tout comme dans la série, le roman intègre de nombreuses conversations par chat ainsi que des données issues des applications, telles que les heures d’activité sportive, de sommeil ou les préférences musicales. Le lecteur est ainsi invité à reconstituer le portrait de Romane Monnier et à découvrir comment son téléphone portable reflète les mystères de son âme.