Home International L’achat du manoir du prince Edward à Surrey à la valeur marchande contraste avec la location controversée du pavillon royal du prince Andrew

L’achat du manoir du prince Edward à Surrey à la valeur marchande contraste avec la location controversée du pavillon royal du prince Andrew

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Un contraste frappant dans les arrangements immobiliers royaux : le duc d’Édimbourg paie plein tarif, son frère Andrew sous un « loyer au poivre »

Les arrangements immobiliers des membres de la famille royale britannique refont surface avec des révélations contrastées. Alors que le prince Edward, duc d’Édimbourg, s’acquitte des loyers au prix du marché pour Bagshot Park, sa résidence dans le Surrey, le prince Andrew, duc d’York, bénéficierait d’un « loyer au poivre », considérablement réduit, pour sa demeure du Royal Lodge à Windsor.

Depuis mars 1998, le prince Edward, qui a hérité du titre de duc d’Édimbourg suite au décès de son père, le prince Philip, en avril 2021, réside à Bagshot Park. Les informations récentes indiquent que le duc paie un loyer qui reflète la valeur actuelle du marché immobilier pour cette propriété.

Ces détails émergent alors que les controverses entourant les anciens rassemblements du prince Andrew au Royal Lodge refont surface. Des personnalités telles que le financier Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell et le producteur Harvey Weinstein ont été accueillies dans cette résidence en 2006.

Au départ, le prince Edward avait obtenu un bail de 50 ans pour son domaine du Surrey, débutant avec un loyer annuel de 50 000 £ (environ 60 000 €). Ce montant a ensuite été réévalué à 90 000 £ (environ 107 000 €) par an. De plus, le duc a investi 1,36 million de livres sterling (environ 1,6 million €) dans la rénovation de la propriété. Ces travaux de modernisation ont bénéficié d’une contribution significative de 3 millions de livres sterling (environ 3,5 millions €) de la part du Crown Estate, l’entité qui gère les biens de la Couronne.

Parallèlement, des allégations suggèrent que le prince Andrew et Sarah Ferguson, son ex-épouse, continueraient de vivre séparément sous le même toit au Royal Lodge, un arrangement qualifié de « lucratif » et « mutuellement bénéfique » pour l’ancien couple. Divorcés en 1996, ils résident depuis 2008 dans ce manoir classé de 30 chambres, leur permettant ainsi de « maintenir un certain train de vie » tout en faisant face à de multiples scandales.

Cependant, la pression s’intensifie sur le roi Charles III pour qu’il intervienne. Le bail du prince Andrew, acquis en 2003 pour 1 million de livres sterling (environ 1,2 million €) et d’une durée de 75 ans, révèlerait un loyer annuel dérisoire, qualifié de « grain de poivre », payé uniquement « si demandé ».

Lundi dernier, il a été annoncé que le prince Andrew aurait finalement accepté de quitter le Royal Lodge, mais aurait exigé, en contrepartie, l’attribution de deux résidences royales distinctes pour lui et Sarah Ferguson. Le prince aurait notamment demandé Frogmore Cottage, l’ancienne demeure du prince Harry et Meghan Markle, tandis que Sarah Ferguson lorgnerait vers Adelaide Cottage, située à proximité.

Ces révélations interviennent dans un contexte déjà chargé, suite à la confirmation par le journal The Times que le bail expurgé du prince Andrew, soumis au registre foncier il y a plus de 20 ans, avait omis de mentionner la nature exacte du loyer. La version intégrale du bail, publiée cette semaine, révèle que le terme « loyer » a été substitué par « un grain de poivre (si demandé) ». Bien que cette omission puisse être légale, elle soulève des questions quant à la transparence des arrangements financiers. La Commission des comptes publics a d’ailleurs confirmé qu’elle demandait des informations complémentaires au Crown Estate et au Trésor concernant ce bail.

Le prince Andrew fait face à un examen accru de ses liens avec Jeffrey Epstein, l’ancien financier condamné pour pédophilie. Des courriels révélés précédemment ont montré qu’Andrew avait maintenu le contact avec Epstein après sa libération de prison en 2006, le qualifiant dans un message de « partenaire de crime ».

Les allégations de Virginia Giuffre, qui accusait le prince Andrew de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle était adolescente, ont également refait surface. Bien qu’il ait réglé une affaire civile à ce sujet en 2022 pour plusieurs millions de livres sterling, le prince a toujours nié ces accusations.

Dans ce climat tendu, le prince Andrew aurait même tenté d’impliquer la police métropolitaine et des proches collaborateurs de la reine Elizabeth II dans une campagne visant à discréditer Virginia Giuffre, la qualifiant de « menteuse » dans un e-mail.

En outre, Sarah Ferguson a récemment vu son image écornée avec son éviction d’émissions télévisées et le retrait de plusieurs associations caritatives.

Face à ces controverses et à la pression croissante, la décision du prince Andrew de quitter le Royal Lodge, bien que conditionnée, marque un tournant dans cette affaire immobilière qui met en lumière les disparités financières au sein de la famille royale britannique.

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