Publié le 10 février 2026 à 13h10. L’ancien directeur de Red Bull Racing, Christian Horner, serait en négociations pour prendre une participation dans l’équipe Alpine de Formule 1, tandis que Renault envisage de fermer son usine de Viry-Chatillon, suscitant l’indignation des autorités locales.
- Christian Horner pourrait investir dans Alpine F1 avec le soutien d’anciens investisseurs de McLaren.
- Renault prévoit de fermer son usine de Viry-Chatillon, alimentant les rumeurs d’une vente d’Alpine.
- Le maire de Viry-Chatillon dénonce un « mensonge et une trahison » de la part de Renault.
L’avenir de Renault en Formule 1 s’agite alors que des discussions sont en cours concernant une possible prise de participation de Christian Horner dans l’équipe Alpine. Selon des informations de Sky News, l’ancien directeur de Red Bull Racing serait en pourparlers avec des investisseurs, dont MSP Sports Capital, qui a déjà soutenu McLaren Racing par le passé.
En janvier dernier, Alpine avait confirmé l’intérêt d’un groupe d’investisseurs mené par Horner pour acquérir la part détenue par Otro Capital dans la société. Un communiqué de l’équipe précisait alors que « toutes les approches ou discussions se font avec les actionnaires existants, Otro Capital (24 pour cent) et Renault Group (76 pour cent), et non directement avec (le patron) Flavio Briatore ou l’équipe ».
Les estimations de valeur d’Alpine oscillent entre 2 et 2,5 milliards de dollars (environ 1,85 à 2,3 milliards d’euros), ce qui correspond à l’évaluation de 2,45 milliards de dollars estimée par Forbes. Horner, qui a quitté son poste opérationnel chez Red Bull en juillet dernier après une enquête interne, semble vouloir s’investir dans une équipe où il aurait un rôle décisionnel majeur. Lors d’un événement en Irlande, il a déclaré vouloir être « un partenaire, plutôt qu’un simple employé ».
Parallèlement, le groupe Renault envisage de fermer son usine de Viry-Chatillon, un site historique dédié à la conception et à la production de moteurs de Formule 1. Cette décision intervient alors qu’Alpine s’apprête à utiliser des moteurs Mercedes à partir de 2026, après avoir renoncé à son programme de moteurs d’usine. Cette annonce a provoqué une vive réaction du maire de Viry-Chatillon, Jean-Marie Vilain, qui a dénoncé sur les réseaux sociaux un « mensonge et une trahison » de la part de Renault.
« Je viens d’apprendre par ces administrateurs eux-mêmes que ces engagements ne seront finalement pas tenus. Je suis aussi choqué que contrarié par le non-respect de ces promesses, ce qui montre également un manque total de respect envers les employés. »
Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Chatillon
M. Vilain a également annoncé son intention de se mobiliser, avec les employés d’Alpine et d’autres élus, pour contester cette décision qu’il considère comme une « véritable trahison ». La fermeture de l’usine de Viry-Chatillon simplifierait considérablement la vente d’Alpine, si Renault décidait de se séparer de son écurie de Formule 1.
François Provost, le nouveau directeur général du groupe Renault, avait déclaré en septembre dernier que l’entreprise « restait engagée en Formule 1 sur le long terme », mais cette promesse semble désormais remise en question. MSP Sports Capital, qui a déjà réalisé une plus-value significative en vendant sa participation dans McLaren Racing pour plus de 3 milliards de livres sterling (environ 3,5 milliards d’euros) en 2017, dispose de ressources financières importantes pour un éventuel investissement dans Alpine. Plus d’informations sur la vente de McLaren Racing.
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