Home Accueil «L’Andalousie est très attractive pour la qualité de vie, le climat, la gastronomie et les prix»

«L’Andalousie est très attractive pour la qualité de vie, le climat, la gastronomie et les prix»

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L’Andalousie, confrontée à une crise du logement qui touche particulièrement les jeunes, cherche des solutions via une nouvelle loi régionale. Celle-ci vise à adapter les constructions à la demande et à proposer des alternatives de logements abordables pour les populations vulnérables. Cependant, cette démarche intervient dans un contexte où la région se distingue par une forte proportion de résidences secondaires, une commune sur quatre enregistrant même plus de logements vacants que principaux.

Lorena Zenklussen, directrice régionale de l’UCI (Union de Crédit Immobilier), analyse les données du récent baromètre qui révèlent d’importantes disparités régionales en matière de niveau de vie et de marché immobilier.

« Le budget moyen pour l’acquisition d’un bien immobilier en Andalousie s’établit à 151 031 euros, soit 25 % de moins que la moyenne nationale », constate-t-elle. Cette moyenne nationale dépasse les 200 000 euros, en hausse de 15 % par rapport à l’étude précédente (environ 175 000 euros). Le chiffre andalou, non seulement inférieur, accuse une baisse de 25 % par rapport à l’étude précédente, mais il se situe également sous le niveau d’autres territoires similaires, notamment les destinations balnéaires ou celles bénéficiant d’un climat clément.

Cette tendance s’explique par plusieurs facteurs. « Dans la communauté, on observe une baisse des prix tant pour les résidences principales que secondaires, à l’instar de l’Estrémadure ou de la Castille-et-León », explique Lorena Zenklussen. Bien qu’une pression existe due au manque d’offre, ce phénomène semble moins marqué en Andalousie qu’ailleurs. Un autre élément clé réside dans le revenu par habitant et le niveau de vie moyen, « inférieur à celui d’autres territoires », précise la directrice régionale. « Il est donc moins cher d’acheter une maison. Le profil du client conditionne naturellement la capacité d’achat. »

La répartition géographique joue également un rôle. Contrairement à Madrid où l’accès à une résidence secondaire en bord de mer implique de longs trajets, l’Andalousie offre une proximité plus aisée. « Des habitants de Séville peuvent plus facilement acquérir une résidence secondaire sur la côte, à Huelva ou Cadix, tout comme ceux de Cordoue avec Malaga », illustre Lorena Zenklussen. Cette accessibilité contribue à une homogénéité des prix dans un environnement similaire.

« Pour un Madrilène dont le prix de la première résidence dépasse les 200 000 euros, l’achat d’une résidence secondaire en Andalousie pour 151 000 euros constitue une belle opportunité », ajoute-t-elle. À titre de comparaison, une résidence secondaire coûte en moyenne 287 000 euros dans la Communauté de Madrid, faisant de l’Andalousie une destination « plus qu’attrayante ».

La corrélation entre le coût de l’immobilier plus bas et la prédominance de l’Andalousie dans l’achat de résidences secondaires est évidente. « Cela est lié à la capacité de paiement et au profil économico-financier des clients, en corrélation directe avec le prix », affirme Lorena Zenklussen. Les personnes plus âgées, bénéficiant d’une plus grande stabilité financière, sont souvent en mesure de réaliser ces acquisitions, « un écart de plus de 30 % séparant cette tranche d’âge des jeunes », souligne-t-elle.

Concernant la notion de « région en tension » concernant le logement, Lorena Zenklussen nuance : « Toutes les régions connaissent des tensions, mais certaines plus que d’autres. Le fait que le budget moyen en Andalousie ait diminué alors qu’il a augmenté ailleurs, avec une moyenne nationale en hausse de 15 %, suggère une tension potentiellement moindre, ainsi qu’un manque d’offre moins aigu. » D’autres facteurs entrent en jeu, tels que la capacité d’épargne, les financements étant généralement moins importants pour les résidences secondaires. Ces éléments se complètent et rendent l’explication unique impossible.

L’exemple des Baléares est frappant : les prix sont passés de 147 000 euros à près de 237 000 euros en un an, soit un écart de près de 90 000 euros pour un acquéreur. L’étude révèle également que 13 % des acheteurs en Andalousie le font dans un but d’investissement, renforçant l’attrait de la région pour « investir, passer des vacances et louer le reste de l’année ».

Les principaux acheteurs de résidences secondaires en Andalousie proviennent des grandes villes de la région. « Les Sévillans acquièrent de nombreuses résidences secondaires à Huelva et Cadix, tandis que les Cordouans se tournent davantage vers Malaga, avec des zones de forte concentration », détaille Lorena Zenklussen. Ces données ne concernent toutefois que la clientèle nationale ; la situation des acheteurs étrangers n’est pas prise en compte.

Quant aux politiques de logement des administrations autonomes, bien qu’elles puissent influencer le marché via des aides, des financements pour les jeunes ou la construction de logements abordables, Lorena Zenklussen estime qu’il est « difficile de les corréler directement » à cette tendance. Il s’agit plutôt d’une « combinaison de circonstances ».

Les raisons pour lesquelles tant de citoyens choisissent l’Andalousie comme résidence secondaire sont multiples et indéniables. « La qualité de vie, le climat, l’ensoleillement, la gastronomie, sont autant de facteurs d’attraction », conclut la directrice régionale. Ces atouts, bien que partagés par d’autres régions, constituent un patrimoine andalou particulièrement prisé.

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