Publié le 15 février 2026. L’année d’études théologiques de Jérusalem, destinée aux étudiants germanophones, enregistre un regain d’intérêt après plusieurs années de baisse des inscriptions, grâce à une réforme des conditions d’admission et un contexte régional apaisé.
- Un nombre croissant de candidatures, environ trente à ce jour, a été enregistré pour l’année 2026.
- Les conditions d’admission ont été assouplies, permettant désormais aux étudiants de diverses filières avec une composante théologique de postuler.
- Le programme propose de nouvelles options, notamment des stages et des master classes axées sur l’archéologie, la politique et l’œcuménisme.
Après une période de déclin des inscriptions, l’année d’études théologiques de Jérusalem semble retrouver un second souffle. Les doyens, Friederike Eichhorn-Remmel et Daniel Remmel, ont annoncé une trentaine de candidatures pour la prochaine promotion, avec une date limite prolongée fixée au 18 février. Cette augmentation est attribuée à plusieurs facteurs, notamment le cessez-le-feu en cours dans la région et, surtout, à une révision des critères d’admission.
Lancé en 1973 par l’abbé bénédictin Laurentius Klein à l’abbaye de la Dormition, ce programme d’études à orientation biblique s’adapte aux besoins contemporains des Églises et de la société. « Nous devons adapter le programme aux besoins ecclésiastiques et sociaux de notre époque », ont souligné Friederike Eichhorn-Remmel, spécialiste du Nouveau Testament, et Daniel Remmel, dogmatique.
La principale nouveauté réside dans l’ouverture du programme aux étudiants germanophones de toutes les disciplines intégrant une composante théologique. Auparavant, un diplôme complet en théologie protestante ou catholique était requis. Désormais, les étudiants en enseignement, avec la théologie comme matière principale ou secondaire, ainsi que ceux issus de programmes d’études combinées, peuvent également postuler. Une autre nouveauté importante est l’admission des étudiants en théologie orthodoxe. Selon les doyens, environ un quart des candidatures reçues proviennent de ce nouveau public.
Les exigences linguistiques ont également été revues. Alors qu’une solide connaissance de l’hébreu et du grec bibliques était auparavant indispensable, des tests d’aptitude seront désormais organisés en fonction du programme d’études choisi. Les candidats pourront démontrer leur intérêt pour la Bible et leur motivation par d’autres réalisations.
Le programme lui-même se diversifie avec l’introduction de nouvelles options. Les étudiants pourront choisir entre une master class de trois semaines axée sur la Bible et l’archéologie, ou un stage de trois semaines dans les domaines de la politique, de l’œcuménisme ou de l’enseignement. Cette différenciation vise à renforcer l’excellence biblique et archéologique du programme tout en offrant des alternatives aux étudiants ayant des parcours variés.
Une master class en anglais sera également proposée aux doctorants. L’objectif est de réunir des étudiants à différents stades de leur parcours universitaire. Une demande de financement pour une phase pilote de trois ans est actuellement en cours. Un appel à candidatures a également été lancé auprès des enseignants souhaitant intervenir dans le cadre du programme.
Cette réforme répond à une tendance observée dans les universités : une diminution constante du nombre d’étudiants en théologie à plein temps. Les Églises sont également confrontées à des difficultés pour pourvoir leurs postes avec des diplômés des études de théologie classiques.
« Il ne s’agit pas seulement de pallier un déficit », précise Daniel Remmel. Les innovations apporteront des compétences supplémentaires au programme, notamment en matière d’œcuménisme, d’interreligiosité et de politique, qui seront intégrées à des cours où la théologie ne sera qu’une composante. « Nous voulons offrir des compétences élémentaires supplémentaires, notamment en œcuménisme, en interreligiosité et en politique, qui seront davantage axées sur des cours où la théologie ne constitue qu’une partie », explique Friederike Eichhorn-Remmel.
Le Service allemand d’échanges universitaires (DAAD), principal financeur du programme, est à l’origine de ces changements. Le DAAD prend en charge les frais de scolarité d’un maximum de 20 étudiants allemands. Au total, 23 étudiants germanophones pourront être admis, à condition qu’ils répondent aux critères d’admission. Le programme actuel, qui se termine à la Pentecôte, ne compte que dix étudiants.
Site Web de l’année d’études théologiques à Jérusalem