Le nouveau gouvernement bangladais, porté au pouvoir après une victoire écrasante aux élections du 12 février 2026, a défini ses priorités, notamment la résolution des tensions frontalières avec l’Inde, la renégociation du traité sur les eaux du Gange et l’amélioration de l’accès aux visas médicaux pour les citoyens bangladais.
Selon des sources au sein du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), dirigé par Tariq Rahman, la question des « tueries aux frontières » par les forces de sécurité indiennes est une préoccupation majeure. Une source proche du BNP a souligné l’impact de ces incidents sur l’opinion publique : « Les informations faisant état de meurtres dans les zones frontalières enflamment immédiatement les passions, en particulier sur les campus universitaires où éclatent des manifestations, aggravant la situation. » Le BNP plaide pour une approche plus humaine, insistant sur le fait que les suspects de trafic illicite devraient être arrêtés plutôt que d’être abattus.
Par ailleurs, le parti demande à l’Inde de clarifier la situation de l’ancienne Première ministre bangladaise, Cheikh Hasina, et de ses collaborateurs, qui résident actuellement sur le territoire indien. Les déclarations de Mme Hasina concernant la situation politique au Bangladesh sont perçues comme une ingérence potentielle et pourraient entraver la normalisation des relations bilatérales.
Le renouvellement du traité sur les eaux du Gange, qui doit être réexaminé avant décembre 2026, figure également en bonne place sur l’agenda du nouveau gouvernement. Des sources diplomatiques indiennes ont indiqué que les discussions techniques nécessaires à la préparation du renouvellement n’ont pas eu lieu, malgré une discussion à ce sujet lors de la visite de Mme Hasina en juillet 2024. Le Bangladesh souhaite que ce traité soit renégocié de manière « équitable ».
Enfin, le BNP estime que le nombre actuel de visas médicaux délivrés par l’Inde est insuffisant. « Nous sommes poussés à aller en Chine à la recherche d’un traitement médical. Si nous sommes poussés par le refus d’un visa médical, nous trouverons une alternative, car dans le monde d’aujourd’hui, une alternative se présentera automatiquement, mais nos points communs culturels font du traitement médical en Inde un processus plus confortable », a déclaré une source, appelant à un renforcement de la « diplomatie humaine » entre les deux pays.
Un employé municipal était aperçu en train de nettoyer une rue près du bureau du BNP à Dhaka le 13 février 2026, au lendemain des élections parlementaires nationales.