Publié le 26 février 2026 10:30:00. L’Association des Banques du Liban (ABL) justifie la vente des réserves d’or de la Banque du Liban (BDL) comme un moyen de protéger les fonds des déposants et de recapitaliser les banques, en invoquant une baisse de la valeur de l’or et la nécessité de saisir les opportunités de marché.
Dans un éditorial publié ce mercredi, l’ABL défend une stratégie consistant à vendre une partie des réserves d’or de la BDL pour atténuer les pertes potentielles liées à la fluctuation des prix de l’or et pour fournir des liquidités alternatives dans le cadre du processus de recapitalisation bancaire. L’association souligne qu’elle plaide depuis le début des discussions sur la loi relative au déficit financier pour une réduction du coût supporté par les banques dans ce processus.
L’ABL argumente que le prix de l’once d’or a connu une baisse significative, passant d’un pic de 5 600 $ à 4 400 $ (valeurs en dollars américains), ce qui a entraîné une diminution de sa valeur comptable. De ce fait, l’association estime qu’il est impératif de protéger les bénéfices potentiels de l’or grâce à des « instruments financiers et des opérations d’achat et de vente », et de vendre une partie des réserves avant une nouvelle baisse des prix.
Selon l’ABL, cette approche permettrait de « protéger la valeur et de bénéficier des fluctuations » du marché, tout en permettant de « réaliser une partie mesurée des bénéfices et de les convertir en liquidités ». L’association considère que les réserves d’or détenues par la BDL sont exposées à un risque de dépréciation, ce qui justifie leur utilisation pour couvrir les pertes et protéger les intérêts des actionnaires des banques.
L’éditorial précise que la gestion des réserves d’or par les banques centrales ne se limite pas à l’acquisition, mais inclut également la vente stratégique.
« La gestion des réserves d’or dans les banques centrales ne se limite pas aux seuls achats, mais inclut également la vente tactique. »
Éditorial de l’ABL
Fondée en 1959, l’Association des Banques du Liban regroupe les banques agréées par la Banque du Liban. Plus d’informations sur l’ABL.
Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a récemment rencontré une délégation de l’ABL pour discuter des dispositions de la loi sur le déficit financier. Détails de la réunion.
En décembre 2025, l’ABL avait déjà exprimé ses réserves concernant le projet de loi sur la régularisation financière et le traitement des dépôts, estimant qu’il porterait atteinte aux droits des banques et des déposants. Communiqué de l’ABL.