Publié le 24 février 2026 à 22h45. L’Atlético de Madrid s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions grâce à une victoire convaincante 4-1 contre Bruges, mais doit composer avec des faiblesses défensives persistantes et l’avenir incertain d’Antoine Griezmann.
L’Atlético de Madrid n’est plus l’équipe réputée pour ses victoires minimalistes (1-0). Désormais, il doit marquer davantage pour compenser un manque de solidité défensive, autrefois pilier de son identité footballistique. L’entraîneur Diego Simeone s’était exprimé la veille du match contre Bruges, après le match aller en Belgique où son équipe avait concédé trois buts :
« Nous devons retrouver cette force, tout le monde doit s’améliorer défensivement. C’est la clé qui nous a permis de nous battre pour de grandes choses. »
La qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions – pour la onzième fois sous la direction de Simeone – était impérative, notamment pour des raisons économiques. Si l’Atlético n’a pas réussi à conserver son but inviolé, comme lors des neuf matchs précédents dans cette compétition, il a démontré une puissance offensive encourageante. La victoire 4-1 contre Bruges, acquise dans un stade Métropolitain passé de la nervosité à l’euphorie, a mis en lumière le nouveau meilleur buteur de l’équipe cette saison : Alexander Sorloth, qui devance désormais Julián Álvarez.
Le triplé de Sorloth porte son total à 15 buts dans cette campagne, surpassant Álvarez, bloqué à 13 buts, en grande partie parce qu’il n’a marqué que deux fois en 2026, contre dix pour le Norvégien.
L’Atlético s’est sorti d’une situation délicate après une lourde défaite à domicile contre la révélation du tournoi, Bodø/Glimt, qui l’avait fait sortir du top huit et l’avait contraint à passer par les barrages. Ce match contre Bruges, à la fois courageux et dangereux en attaque, était donc un test crucial. Après un premier match nul (1-1), l’Atlético a pris l’avantage dès la deuxième minute grâce à un tir à mi-distance de Johnny Cardoso (2-1).
Temps forts du match Atlético de Madrid 4 – Bruges 1
Ayant rempli son obligation de franchir l’étape des barrages, l’Atlético attend désormais le résultat du tirage au sort de vendredi prochain pour affronter soit Liverpool, soit Tottenham, deux têtes de série. La saison dernière, l’Atlético avait été éliminé en huitièmes de finale par le Real Madrid, sur un penalty controversé de Julián Álvarez qui n’avait pas été validé par le VAR en raison d’une double touche imperceptible, ce qui avait conduit à une modification ultérieure du règlement.
Contrairement à Sorloth, Julián Álvarez a eu un rôle plus discret dans cette victoire. Remplacé à la 13e minute de la seconde période par Antoine Griezmann, dont l’avenir la saison prochaine pourrait se jouer à Orlando City de la MLS, il n’a pas eu d’impact significatif. Simeone a simplement déclaré à propos de l’un de ses joueurs préférés :
« J’espère qu’il choisira ce qui est le mieux pour lui, car il le mérite. »
Au-delà de son habituel engagement et de sa mobilité, Griezmann a eu du mal à s’intégrer dans le jeu offensif. Un décalage persiste entre ses qualités individuelles et le collectif, alimentant les rumeurs sur son avenir, avec Barcelone, Arsenal et Chelsea comme destinations potentielles.
Seule une tête au-dessus de la barre transversale peut être considérée comme une contribution offensive de Julián. L’Atlético a progressé grâce à d’autres joueurs, notamment le duo de droite formé par Marcos Llorente et Giuliano Simeone, qui affichent une entente remarquable. Le fils de l’entraîneur, véritable turbo, a conquis le cœur des supporters.
Le match a été marqué par la performance de Sorloth, dont la profondeur et la précision ont pris le gardien adverse, Simon Mignolet, par surprise, notamment sur le premier but. La réaction très faible de Mignolet – il a semblé hésiter au moment de l’impact – sur la frappe du Norvégien contraste avec une carrière qui compte six ans à Liverpool, avec plus de 200 matchs joués, et 35 sélections en équipe nationale belge.
L’ouverture du score était d’une simplicité déconcertante : une longue relance d’Oblak, sur plus de 60 mètres, a trouvé Sorloth, qui a résisté à un défenseur, est entré dans la surface et a conclu d’une frappe imparable pour Mignolet.
Giuliano Simeone s’est encore une fois fait remarquer par son déploiement – Crédits : @THOMAS COEX
La solidité défensive souhaitée par Simeone a été compromise sur un corner de Bruges, où Brandon Mechele a touché le ballon au premier poteau et Joël Ordonez, l’Équatorien, a profité d’un espace pour égaliser, comme lors du match aller. Cette action a suscité la colère de Simeone, visiblement agacé par les gestes et les paroles échangées avec l’un de ses assistants.
L’Atlético a surmonté les difficultés après la phase de poules, marquée par une lourde défaite à domicile contre Bodø/Glimt, qui l’avait fait sortir du top huit et l’avait contraint à passer par les barrages. Le match contre Bruges, bien que difficile, n’a finalement pas posé de problème majeur. Le but de Cardoso a apporté un soulagement, et l’entrée en jeu de Griezmann et Adémola Lookman a dynamisé l’attaque. Simeone a souligné :
« Je suis ému par la prédisposition et la conviction avec lesquelles les remplaçants arrivent. »
Au-delà de la lutte pour une place en Ligue des champions, l’Atlético a également la motivation de la Coupe du Roi, avec une demi-finale retour contre Barcelone prévue le 3 mars, après une victoire écrasante 4-0 à l’aller.
En l’absence d’une défense hermétique, les matchs de l’Atlético sont devenus plus divertissants. Au cours des sept derniers matchs, l’équipe a marqué 30 buts, avec une moyenne de plus de quatre par match. Julián Álvarez, en revanche, peine à trouver le chemin des filets.