Publié le 24 octobre 2025 08:20:00. Le prince Andrew, frère du roi Charles III, se retrouve au cœur d’une polémique croissante concernant le bail de son manoir de Windsor. Les critiques s’intensifient suite à la révélation d’une clause de loyer symbolique, surnommée « loyer au grain de poivre », et dans le contexte persistant des accusations de liens avec Jeffrey Epstein.
- Des documents révèlent que le bail du prince Andrew pour le Royal Lodge, une propriété de 30 chambres, stipule un loyer annuel d’un « grain de poivre » payé « sur demande », une clause qui n’apparaissait pas dans une version expurgée du bail datant de 2003.
- Cette affaire éclate alors que le prince fait face à des appels croissants pour quitter le domaine, dans le sillage de la publication du mémoire de Virginia Giuffre et des accusations persistantes concernant ses relations avec le pédophile Jeffrey Epstein.
- Des amis du prince suggèrent que le roi Charles III chercherait à le pousser à quitter le Royal Lodge, une hypothèse fermement démentie par le palais de Buckingham.
La controverse autour du prince Andrew prend une nouvelle dimension avec la mise en lumière des détails de son bail pour le Royal Lodge, situé dans le parc de Windsor. Selon les informations révélées par le quotidien The Times, une version expurgée du bail de 2003, soumise au registre foncier, omettait la mention du loyer symbolique d’un « grain de poivre » qui figurait dans le document original. Cette omission, bien que jugée légale par le journal, soulève des questions sur la transparence entourant l’occupation de cette propriété de la Couronne.
Le prince Andrew, qui a renoncé à son titre de duc d’York la semaine dernière, continue d’occuper le Royal Lodge, où il réside avec son ex-épouse Sarah Ferguson. Les pressions pour qu’il quitte cette résidence s’intensifient, notamment après la publication du livre posthume de Virginia Giuffre, une de ses accusatrices d’agression sexuelle. Mme Giuffre, décédée en avril, alléguait avoir été contrainte à des relations sexuelles à plusieurs reprises avec le prince, ce qu’il a toujours fermement nié. En 2022, Andrew a réglé à l’amiable une affaire civile intentée par Mme Giuffre pour des millions de livres, tout en maintenant ne jamais l’avoir rencontrée.
Le bail de 75 ans, signé par le prince en 2003, prévoit un loyer annuel d’un « grain de poivre » à payer « sur demande ». Il aurait versé un million de livres sterling pour l’obtention de ce bail, auquel se sont ajoutés 7,5 millions de livres pour des rénovations achevées en 2005, selon un rapport du National Audit Office. Une clause stipule également que le domaine de la Couronne devrait verser à Andrew environ 558 000 livres sterling s’il renonçait au bail. Ces détails financiers, ainsi que les liens persistants du prince avec Jeffrey Epstein – attestés par un courriel envoyé en 2011 où il évoquait être « dans le même bateau » avec le pédophile condamné –, alimentent les critiques.
Des amis du prince Andrew auraient confié au Telegraph que ce dernier estimait que son frère, le roi, cherchait à le contraindre à quitter le Royal Lodge pour que la reine Élisabeth II puisse y résider après lui. Le palais de Buckingham a cependant catégoriquement démenti cette interprétation. L’affaire a pris une tournure politique alors que Downing Street a déclaré que les députés ne disposeraient pas de temps parlementaire pour débattre de la conduite du prince, souhaitant que le Parlement se concentre sur d’autres « questions importantes ». La famille royale aurait espéré que l’attention se porte sur la visite historique du roi Charles III au Vatican, où il a prié aux côtés du pape, un moment salué comme une étape de l’unité religieuse.