Home Sciences et technologies L’audio généré par l’IA de Google pourrait devenir une nouvelle frontière publicitaire 23/02/2026

L’audio généré par l’IA de Google pourrait devenir une nouvelle frontière publicitaire 23/02/2026

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Publié le 20 février 2026 à 22h55. Google a dévoilé Lyria 3, un générateur de musique par intelligence artificielle capable de composer des morceaux personnalisés en quelques secondes, tout en étant confronté à des accusations concernant l’utilisation non autorisée de la voix d’un animateur radio.

  • Google a lancé Lyria 3, un outil d’IA pour créer de la musique à partir de texte ou d’images.
  • L’animateur radio David Greene a intenté une action en justice contre Google, affirmant que son outil NotebookLM reproduit sa voix sans autorisation.
  • Des préoccupations juridiques et éthiques persistent concernant l’utilisation de l’IA pour la création musicale et la reproduction de voix.

Lyria 3, fruit d’une collaboration entre les équipes Gemini et Google DeepMind, permet aux utilisateurs de générer des bandes sonores adaptatives, allant de jingles courts à des compositions plus élaborées. L’outil se distingue par sa capacité à créer des morceaux originaux dans divers genres, en se basant sur des descriptions textuelles ou des images fournies par l’utilisateur. Par exemple, il est possible de demander à Lyria 3 de composer « un slow R&B humoristique sur une chaussette qui retrouve sa paire », et l’IA produira un morceau complet, avec paroles, voix et tempo appropriés.

La fonctionnalité « Dream Track » de YouTube Shorts est alimentée par Lyria 3, offrant aux créateurs la possibilité de générer des bandes sonores personnalisées et libres de droits. Pour l’instant, les créations de Gemini sont limitées à 30 secondes, Google positionnant l’outil davantage comme un moyen ludique d’expérimenter avec la musique que comme une solution professionnelle pour la publicité.

Cependant, le lancement de Lyria 3 est assombri par une controverse juridique. David Greene, animateur de l’émission « Morning Edition » sur NPR, a intenté une action en justice contre Google, alléguant que son outil NotebookLM utilise sa voix sans son consentement. Selon Le Washington Post, Greene affirme que l’IA reproduit sa voix avec une précision troublante, notamment en termes de cadence, d’intonation et d’utilisation de mots de remplissage comme « euh ».

« Ma voix est la partie la plus importante de qui je suis »,

David Greene, animateur radio

Greene a déclaré avoir été alerté par des amis, des membres de sa famille et des collègues qui ont remarqué la ressemblance. Google a réfuté ces accusations, affirmant que la voix utilisée dans NotebookLM est celle d’un acteur professionnel rémunéré. Un porte-parole de Google a déclaré à Le Washington Post que le son de la voix masculine dans les aperçus audio de NotebookLM est basé sur un acteur professionnel rémunéré embauché par Google.

Cette affaire rappelle celle impliquant l’actrice Scarlett Johansson, qui avait accusé OpenAI d’utiliser sa voix pour ChatGPT en 2024. Johansson avait menacé de poursuivre OpenAI après que la société ait utilisé une voix similaire à la sienne pour l’application « Sky », avant de finalement publier GPT-4 avec une réplique vocale lors d’un événement en direct.

L’avenir du droit d’auteur pour la musique générée par l’IA reste incertain. Actuellement, il est régi par une exigence de paternité « centrée sur l’humain », mais un vaste écosystème de licences commerciales a émergé pour contourner certaines de ces barrières juridiques. Arrangerforhire.com propose une analyse de l’état actuel de la musique générée par l’IA et des questions juridiques associées.

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