Publié le 26 février 2026 à 14h30. Face à une escalade des tensions au Moyen-Orient, l’Australie a appelé les familles de ses diplomates en Israël et au Liban à quitter ces pays, tout en offrant des départs volontaires pour le personnel en poste dans d’autres nations de la région.
Le ministère australien des Affaires étrangères a annoncé mercredi cette mesure, motivée par une « détérioration de la situation sécuritaire dans la région ». L’Australie propose également des départs volontaires aux personnes à charge des diplomates australiens stationnés aux Émirats arabes unis, en Jordanie et au Qatar.
Cette décision intervient alors que les États-Unis et l’Iran se livrent à un dialogue indirect, Washington renforçant par ailleurs sa présence militaire au Moyen-Orient. Lors de son discours sur l’état de l’Union, le président américain Donald Trump a averti contre une éventuelle attaque contre l’Iran, affirmant qu’il ne permettrait pas à « l’État parrain principal du terrorisme au monde » de se doter de l’arme nucléaire.
« Un accord avec les États-Unis est à portée de main si la diplomatie est privilégiée »
Le plus haut diplomate iranien
Malgré les menaces iraniennes de représailles en cas d’attaque contre son territoire, Téhéran a laissé entendre que la voie diplomatique restait possible. De nouvelles négociations indirectes entre responsables américains et iraniens sont prévues jeudi à Genève.
Canberra n’a pour l’instant pas annoncé la fermeture de ses ambassades ou consulats au Moyen-Orient. Cependant, l’Australie avait fermé son ambassade à Téhéran l’année dernière, après avoir expulsé des diplomates iraniens en juin 2025, les accusant d’être impliqués dans des attaques antisémites ciblant des citoyens australiens.
Le gouvernement australien conseille à ses citoyens présents en Israël et au Liban d’envisager de quitter ces pays tant que des vols commerciaux sont encore disponibles. On estime que des dizaines de milliers d’Australiens résident au Moyen-Orient, notamment aux Émirats arabes unis, en Israël et au Liban. L’année dernière, Canberra avait déjà organisé l’évacuation de ses ressortissants d’Israël pendant les 12 jours de conflit Israël-Iran.