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L’avenir de Scioli au gouvernement est incertain après le départ de Francos

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Publié le 04.11.2025 15:06:00. Une vague de démissions secoue le gouvernement argentin, entraînant le départ de plusieurs figures clés. Au milieu de ces remous politiques, Daniel Scioli, actuel ministre du Tourisme, de l’Environnement et des Sports, semble pour l’heure maintenir sa position, malgré les incertitudes entourant son avenir.

  • Plusieurs ministres et hauts responsables ont démissionné du gouvernement du président Javier Milei.
  • Daniel Scioli, ministre du Tourisme, de l’Environnement et des Sports, n’a pas suivi le mouvement et souhaite rester en poste.
  • Son avenir au sein du gouvernement pourrait être clarifié lors de discussions impliquant de nouvelles nominations clés.

La vague de départs au sein de l’administration du président Javier Milei a emporté Guillermo Francos, le chef d’état-major, ainsi que Lisandro Catalán, ministre de l’Intérieur, et Cécilia Loccisano, vice-ministre de la Santé. Ces démissions, survenues en cascade, n’ont cependant pas affecté Daniel Scioli, qui conserve son portefeuille ministériel.

Habile manœuvrier politique et figure péroniste de longue date ayant rejoint les rangs libertaires, Daniel Scioli dirige toujours le Ministère du Tourisme, de l’Environnement et des Sports. Il a été nommé à ce poste début 2024 par Javier Milei, alors que Francos, son introduc teur au sein du gouvernement, a été écarté. Contrairement à Catalán et Loccisano, Scioli n’a pas présenté sa démission pour suivre son ancien protecteur.

Actuellement, l’avenir de Scioli au sein du gouvernement est au centre des interrogations. Néanmoins, l’intéressé continue d’assurer ses fonctions. Il s’est envolé ce mardi matin pour Dubaï, aux Émirats arabes unis, afin de participer à l’Assemblée annuelle de l’ONU Tourisme. Depuis cette tribune internationale, Scioli entend défendre sa position face aux changements qui affectent actuellement le gouvernement.

C’est à son retour du Chili, où il accompagnait la délégation argentine aux Jeux parapanaméricains de la jeunesse de 2025, que Daniel Scioli a appris la démission de Guillermo Francos, vendredi soir. Selon des sources proches de Scioli, il n’avait alors parlé à personne, tandis que le chef d’état-major et son second, Catalán, envoyaient leurs démissions par voie électronique, et que l’ancien président Mauricio Macri dînait avec Javier Milei et sa sœur.

« Javier Milei compte sur lui », ont confié deux sources gouvernementales au quotidien LA NACIÓN ce mardi. « Il entretient de bonnes relations avec le président, qui est satisfait de son travail », a ajouté l’une d’elles. Pour l’heure, personne n’a demandé à Scioli de quitter ses fonctions. Au sein de son ministère, le sous-secrétaire à l’Environnement, Fernando Jorge Brom, également convoqué par Francos, poursuit ses activités, bien que son propre avenir demeure incertain.

Avec ces changements, le ministère de Scioli se retrouve désormais sous la responsabilité de Diego Santilli, le nouveau ministre de l’Intérieur. Les deux hommes s’opposaient auparavant politiquement, l’un représentant Unión por la Patria et l’autre le parti Pro. Désormais alliés, Scioli a tendu la main à Santilli en lui adressant un message de félicitations.

Dans l’après-midi, Diego Santilli devrait rencontrer Karina Milei, figure influente du gouvernement, ainsi que son équipe, afin de finaliser la composition du nouveau gouvernement. C’est au cours de ces discussions que l’avenir de Daniel Scioli pourrait être tranché.

Nommé en janvier 2024, au début de l’administration libertaire, la présence de Scioli au gouvernement a soulevé des questions quant à sa longévité. C’est Guillermo Francos lui-même, sur une photo partagée avec Javier Milei, qui avait officialisé l’arrivée de Scioli au sein du cabinet.

Par la suite, l’ancien gouverneur a adapté son slogan traditionnel « avec foi et espérance » pour devenir « avec foi et espérance, La Liberté avance ». Il a nié avoir du mal à gérer de nombreux dossiers, malgré le peu d’importance accordée par le président et son équipe économique à son secteur, particulièrement en période de crise et d’ajustement.

Malgré sa proximité passée avec l’ancien président Alberto Fernández, qui le voyait comme un potentiel successeur, Scioli s’est rallié au parti de Javier Milei. Le dimanche des élections, il a été vu dans le quartier général du parti, l’Hôtel Libertador, célébrant la victoire nationale de la « marée violette » face à ses anciens alliés politiques.

Figure politique expérimentée, Daniel Scioli a débuté sa carrière sous l’ère du « ménémisme » et n’a jamais quitté la sphère du pouvoir. Surnommé « Pichichi », il a occupé des postes importants au sein du Parti Justicialiste (PJ).

Toujours proche du pouvoir, il a ensuite été le vice-président de Néstor Kirchner de 2003 à 2007. Fort de ce succès, il a été élu gouverneur de la province de Buenos Aires, un poste qu’il a occupé pendant deux mandats. C’est à ce titre qu’il fut le candidat choisi par Cristina Kirchner pour lui succéder, mais il perdit l’élection face à Mauricio Macri.

Plus tard, il a rejoint le gouvernement d’Alberto Fernández, occupant brièvement le poste de ministre du Développement productif avant d’être nommé ambassadeur au Brésil.

Alberto Fernández l’avait initialement désigné comme candidat à la présidence, mais la stratégie d’unité a finalement porté Sergio Massa à la tête de la campagne électorale.

Après la défaite de Massa face à Milei, Daniel Scioli s’est rapproché des libertaires, fort de ses relations antérieures avec Guillermo Francos, qu’il avait invité en 2007 à diriger la Banco Provincia. Cette alliance lui a valu la disgrâce du kirchnérisme, qui n’hésite pas à le qualifier de « traître ».

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