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Le bilan de Nithya Raman, candidate à la mairie de Los Angeles, pourrait vous surprendre

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L’élection municipale de Los Angeles s’annonce plus disputée que prévu avec l’entrée tardive dans la course de Nithya Raman, conseillère municipale progressiste. Sa candidature surprise, quelques heures avant la date limite, relance le débat sur l’orientation politique de la ville et suscite des comparaisons avec l’élection récente de Zohran Mamdani à la mairie de New York.

À retenir

  • Nithya Raman, initialement une figure montante de la gauche soutenue par les Démocrates socialistes d’Amérique (DSA), se présente à la mairie de Los Angeles, défiant l’actuelle maire Karen Bass.
  • Son bilan au conseil municipal révèle des positions nuancées, souvent alignées sur celles de Bass, notamment en matière de logement, de transport et de protection des immigrés.
  • L’entrée tardive de Raman dans la course pourrait compliquer sa collecte de fonds et de soutiens, tandis que plusieurs de ses collègues du conseil municipal ont réaffirmé leur soutien à Bass.

Contexte

Nithya Raman a marqué l’histoire en 2020 en devenant la première candidate soutenue par les Démocrates socialistes d’Amérique (DSA) à remporter un siège au conseil municipal de Los Angeles. Sa victoire a ouvert la voie à l’élection d’autres conseillers progressistes, modifiant l’équilibre politique de l’assemblée. Elle a notamment remporté une victoire inattendue face au conseiller sortant David Ryu, après 17 ans sans challenger victorieux.

Cependant, son parcours au conseil municipal n’a pas toujours été conforme aux attentes de l’extrême gauche. Sur des questions cruciales telles que la lutte contre le sans-abrisme, l’amélioration des transports en commun et la défense des droits des immigrés face aux politiques de l’administration Trump, ses positions se sont souvent rapprochées de celles de Karen Bass, son ancienne alliée et actuelle maire.

Raman, 44 ans, née en Inde et arrivée aux États-Unis à l’âge de 6 ans, est diplômée de l’université Harvard et titulaire d’une maîtrise en urbanisme du MIT. Avant de se lancer en politique, elle a dirigé Time’s Up, un groupe de lutte contre le harcèlement né dans le sillage du mouvement #MeToo.

Ce qui change

La candidature de Raman introduit une nouvelle dynamique dans la course à la mairie, obligeant Karen Bass à défendre son bilan et à se démarquer de son ancienne protégée. Raman devra, quant à elle, convaincre les électeurs qu’elle représente un véritable changement par rapport à l’administration actuelle, tout en répondant aux accusations de trahison de la part de certains de ses anciens soutiens.

Un point de friction majeur concerne la politique du logement. Raman a parfois irrité les progressistes en se rangeant du côté du mouvement YIMBY (« Yes In My Backyard »), qui prône une augmentation de la production de logements et une révision de la mesure ULA, une taxe sur les propriétés de luxe (plus de 5,3 millions de dollars). Elle a défendu cette position en affirmant : « Oui, je suis un YIMBY. Je suis une candidate soutenue par le DSA – à plusieurs reprises. Mais j’ai l’impression d’avoir démontré à maintes reprises que mes décisions ont été indépendantes. Je me lève et parle de changement de politique, même si cela aliène mes alliés. »

Raman a également défendu des mesures progressistes, comme l’extension de la protection contre les expulsions et le renforcement du contrôle des loyers. Elle a voté contre des augmentations du budget de la police, estimant qu’elles se feraient au détriment d’autres services essentiels.

Prochaines étapes

La campagne de Nithya Raman devra rapidement se structurer pour lever des fonds et mobiliser des soutiens. Elle devra également définir clairement ses priorités et se positionner sur les enjeux clés de la ville, tels que la sécurité publique, le logement et l’économie. La date du scrutin approche, et Raman devra convaincre les électeurs qu’elle est la meilleure candidate pour relever les défis auxquels Los Angeles est confrontée.

Karen Bass a réagi à l’annonce de la candidature de Raman en soulignant son bilan et sa collaboration passée avec la conseillère municipale : « Je m’appuie sur mon bilan, sur la collaboration que j’ai eue avec elle. Je ne pense pas qu’elle soulève des problèmes à propos de la ville de Los Angeles qui ne m’inquiètent pas non plus. »

Chiffres clés

Indicateur Valeur
Prix du seuil de la taxe ULA 5,3 millions de dollars (USD)
Nombre de sièges au conseil municipal de Los Angeles 15

Sources

Communiqué de presse de la maire Karen Bass.

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