Publié le 12 février 2024 03:26:00. Les manifestations qui secouent l’Iran depuis fin décembre ont fait plus de 7 000 morts, selon l’organisation de défense des droits humains HRANA, un bilan bien supérieur aux chiffres officiels communiqués par Téhéran.
- Plus de 7 000 personnes ont perdu la vie dans les manifestations en Iran depuis leur début.
- Parmi les victimes, HRANA dénombre 6 506 manifestants, 214 membres des forces de l’ordre, 216 enfants et 66 civils non impliqués dans les protestations.
- Les autorités iraniennes ont reconnu, pour la première fois, la mort de plus de 3 000 personnes, un chiffre jugé largement sous-estimé.
L’organisation iranienne-américaine de défense des droits humains HRANA a révélé que le bilan des décès liés aux manifestations en Iran a dépassé les 7 002 personnes. Ce chiffre alarmant, basé sur l’analyse de 11 730 signalements de décès, met en lumière l’ampleur de la répression des protestations qui durent depuis plusieurs semaines.
Selon HRANA, les victimes incluent 6 506 manifestants, 214 membres des forces de l’ordre, ainsi que 216 enfants. L’organisation précise également que 66 civils qui ne participaient pas aux manifestations ont également été tués. HRANA souligne que le nombre réel de morts pourrait être considérablement plus élevé, et continue d’enquêter sur de nouveaux signalements.
Le régime iranien a, jusqu’à présent, communiqué un bilan officiel unique, le 21 janvier, annonçant la mort de 3 117 personnes signalé par les médias néerlandais NOS. Cependant, l’expérience passée montre que les chiffres officiels ont souvent été inférieurs à la réalité lors de périodes de troubles civils. L’ayatollah Khamenei, guide suprême de l’Iran, a d’ailleurs admis qu’il y avait eu des milliers de morts.
Au-delà des décès, HRANA fait état de 25 022 civils blessés et de 52 941 personnes arrêtées depuis le début des manifestations, qui ont éclaté fin décembre. Initialement motivées par la contestation de l’inflation et des difficultés économiques, les protestations ont rapidement évolué vers des revendications plus larges, appelant à la fin du régime islamique en place.