Publié le 16 mars 2024 18:45:00. Le bilan de l’offensive israélienne à Gaza, qui a débuté le 7 octobre 2023, continue de s’alourdir, atteignant plus de 72 000 morts, tandis que les équipes médicales alertent sur une catastrophe humanitaire aggravée par les difficultés d’accès aux victimes.
- Plus de 72 051 Palestiniens ont été tués et 171 706 blessés à Gaza depuis le début de l’offensive israélienne.
- Les hôpitaux de Gaza ont reçu 17 nouveaux blessés et récupéré deux corps au cours des dernières 24 heures.
- Les corps jonchent les rues et restent sous les décombres, l’accès des secours étant entravé.
Le bilan de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza a franchi un nouveau seuil alarmant, atteignant 72 051 décès et 171 706 blessés, selon des sources médicales locales. La situation humanitaire se détériore rapidement, les équipes d’ambulances et de secours rencontrant des obstacles majeurs pour atteindre les personnes piégées sous les décombres.
Au cours des dernières 24 heures, les hôpitaux de Gaza ont enregistré l’arrivée de 17 blessés supplémentaires et ont pu récupérer les corps de deux victimes. Cependant, un nombre considérable de personnes décédées restent sans sépulture dans les rues ou sous les ruines des bâtiments détruits. Les forces israéliennes, malgré des ressources limitées, continuent de restreindre l’accès des équipes de secours et de défense civile à ces zones, suscitant des craintes quant à une augmentation encore plus importante du nombre de morts.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre, les rapports médicaux font état de 591 décès et de 1 598 blessés. Par ailleurs, 726 corps de victimes tuées au cours des premières phases de l’offensive ont été extraits des décombres, une opération particulièrement difficile compte tenu de l’ampleur de la destruction des infrastructures.
Ces chiffres témoignent de l’ampleur de la catastrophe humanitaire qui frappe la bande de Gaza. Des appels internationaux se multiplient pour l’ouverture de couloirs humanitaires et la facilitation du travail des équipes médicales. Les autorités sanitaires de Gaza soulignent que le fait de laisser les corps sans sépulture pendant de longues périodes constitue une violation flagrante des conventions internationales et aggrave les conditions sanitaires et environnementales des civils déplacés.