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Le BRIN indonésien clarifie la cause du grand trou dans le centre d’Aceh

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Publié le 21 février 2026 10:57:00. Un vaste effondrement de terrain, initialement pris pour un gouffre, s’est produit dans la région centrale d’Aceh, en Indonésie. Les experts de l’agence nationale de recherche et d’innovation (BRIN) attribuent ce phénomène à une combinaison de facteurs géologiques et climatiques, et non à une formation souterraine naturelle.

  • L’effondrement, qui s’étend sur plus de 30 000 mètres carrés (3 hectares), atteint une profondeur de jusqu’à 100 mètres.
  • Les recherches indiquent qu’il s’agit d’un glissement de terrain progressif, exacerbé par un tremblement de terre survenu en 2013 et des pluies abondantes.
  • Les autorités recommandent une surveillance accrue et la mise en place de mesures d’atténuation pour prévenir de nouveaux incidents.

L’agence nationale indonésienne de recherche et d’innovation (BRIN) a clarifié samedi que l’importante cavité apparue dans un village de la région centrale d’Aceh n’est pas un gouffre, mais bien le résultat d’un glissement de terrain. Selon Adrin Tohari, directeur du Centre de recherche sur les catastrophes géologiques du BRIN, la nature du sol local est particulièrement vulnérable.

« Ce qui s’est passé dans le centre d’Aceh était en fait un glissement de terrain, pas un gouffre. La couche de tuf n’est pas dense et a une faible résistance, ce qui la rend facilement érodable et sujette à l’effondrement. »

Adrin Tohari, directeur du Centre de recherche sur les catastrophes géologiques du BRIN

Des images satellite datant de 2010 révélaient déjà la présence d’une petite vallée ou d’un canyon à l’emplacement actuel du village de Pondok Balik, dans le sous-district de Ketol. Au fil des années, l’érosion et les glissements de terrain répétés ont progressivement agrandi et approfondi cette zone, aboutissant à la formation de la vaste cavité observée aujourd’hui. L’Agence de l’énergie et des ressources minérales d’Aceh estime que la zone affectée couvre plus de 30 000 mètres carrés (3 hectares) et atteint une profondeur maximale de 100 mètres.

Les experts soulignent que l’activité sismique a joué un rôle important dans l’instabilité du terrain. Le séisme de magnitude 6,2 qui a frappé le centre d’Aceh en 2013 a probablement fragilisé la structure de la pente, la rendant plus susceptible aux glissements. Les fortes pluies ont ensuite accéléré le processus, saturant le tuf fragile et entraînant son effondrement. La forte inclinaison du terrain, déjà modifiée par des glissements antérieurs, a également contribué à la situation.

L’irrigation des plantations environnantes pourrait également avoir aggravé le problème, en augmentant l’infiltration de l’eau dans le sol. Selon Adrin Tohari,

« Si les canaux d’irrigation restent ouverts et que l’eau continue de s’infiltrer dans le sol, la couche déjà fragile deviendra encore plus instable. »

Adrin Tohari, directeur du Centre de recherche sur les catastrophes géologiques du BRIN

Les eaux souterraines s’écouleraient le long de la limite entre la roche de lave dense à la base de la falaise et la couche de tuf sus-jacente, érodant la base de la pente et contribuant à l’effondrement de la partie supérieure. Ce phénomène s’est développé sur une longue période, s’étalant sur des décennies, voire des siècles, les tremblements de terre et les précipitations agissant comme des catalyseurs.

Des conditions géologiques similaires peuvent être observées dans d’autres régions présentant de jeunes formations rocheuses volcaniques, comme le canyon Sianok dans l’ouest de Sumatra, qui s’est formé au fil du temps en raison de l’activité tectonique le long de la grande faille de Sumatra.

L’agence BRIN poursuit son analyse de la situation à partir de données d’imagerie et d’informations disponibles. Des recherches approfondies sur le terrain sont nécessaires pour déterminer les causes précises de l’effondrement. Les autorités insistent sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures d’atténuation, telles que le contrôle du débit des eaux de surface, la délimitation de zones à risque et l’installation de systèmes d’alerte précoce en cas de glissement de terrain. Les habitants sont également invités à surveiller les signes avant-coureurs, tels que des fissures dans le sol ou des affaissements mineurs.

Des cartes de vulnérabilité aux glissements de terrain existent déjà, mais elles doivent être mises à jour pour tenir compte de cet incident et améliorer leur précision. La priorité actuelle est de comprendre le processus en cours et de prendre des mesures immédiates pour éviter de nouvelles victimes.

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