Publié le 12 février 2026 à 11h53. La consommation régulière de deux à trois cafés par jour pourrait réduire le risque de démence de 18 %, selon une vaste étude américaine. L’effet bénéfique serait principalement lié à la caféine, présente également dans le thé.
- Une étude menée auprès de plus de 131 800 personnes révèle une association entre la consommation de café et une diminution du risque de démence.
- Les bénéfices observés concernent aussi bien les hommes que les femmes, et ne semblent pas dépendre de prédispositions génétiques.
- La caféine, et non le café décaféiné, est l’élément clé de cette protection cognitive.
Boire du café pourrait être un allié inattendu dans la lutte contre le déclin cognitif. Une étude approfondie, publiée lundi dans la revue JAMA, suggère que la consommation régulière de café, grâce à la caféine qu’il contient, est associée à une réduction significative du risque de démence. Les chercheurs du Mass General Brigham Hospital de Boston et de l’Université Harvard ont suivi pendant jusqu’à 43 ans plus de 131 821 participants, évaluant leurs habitudes alimentaires, leur perception du déclin cognitif et leurs capacités cognitives réelles.
Les résultats sont sans équivoque : chez les personnes consommant une quantité importante de café, le risque de démence est inférieur de 18 % par rapport à celles qui en boivent peu ou pas, ou qui préfèrent la version décaféinée. L’étude a également mis en évidence une incidence plus faible de déclin cognitif subjectif (7,8 % contre 9,5 %) et de meilleures performances dans certains tests cognitifs.
L’étude précise que les bénéfices les plus importants sont observés avec une consommation de deux à trois cafés par jour, ou de une à deux tasses de thé. Cependant, contrairement à certaines études antérieures, une augmentation plus importante de la consommation de caféine n’a pas entraîné d’effets indésirables, mais a continué à apporter des bénéfices neuroprotecteurs similaires. Consultez l’étude complète sur le site de JAMA.
Ce constat est d’autant plus encourageant qu’il semble valable pour tous, indépendamment de leurs prédispositions génétiques. Yu Zhang, principal auteur de l’étude, a souligné que les mêmes résultats ont été obtenus en comparant des individus présentant des profils génétiques différents. Plus d’informations sur le site du Mass General Brigham.
Il est toutefois important de relativiser ces résultats. Comme le souligne le professeur Daniel Wang, co-auteur de la recherche, le café n’est qu’un élément parmi d’autres dans la protection des fonctions cognitives. Les effets néfastes d’une consommation excessive de café, notamment sur le système cardiovasculaire et nerveux, ne doivent pas être négligés. Il existe de nombreux autres moyens efficaces de préserver ses capacités cognitives en vieillissant. La dégustation d’un bon café, préparé par exemple avec une cafetière italienne, reste néanmoins un plaisir qui pourrait avoir des vertus insoupçonnées.