Publié le 2025-11-04 06:54:00. Le Canada a officiellement lancé une procédure de règlement des différends à l’encontre du constructeur automobile Stellantis, suite à la décision de ce dernier de délocaliser la production de son usine de Brampton, en Ontario, vers les États-Unis. Ottawa juge cette annonce inacceptable et compte bien négocier le retour de cette production sur le territoire canadien.
- Le gouvernement canadien a annoncé la mise en œuvre d’une procédure formelle de règlement des différends de 30 jours.
- Cette démarche vise à obtenir la reprise de la production de Stellantis dans son usine de Brampton.
- La décision de Stellantis de déplacer la fabrication du Jeep Compass aux États-Unis avait déjà suscité des réactions fermes de la part du Canada.
Mélanie Joly, ministre de l’Industrie, a confirmé le lancement de cette procédure lundi, réitérant la position du gouvernement canadien qui qualifie la décision du constructeur automobile de « inacceptable ». « Nous allons entamer la période de 30 jours du processus formel de règlement des différends afin de reprendre la production à l’usine de Stellantis Brampton. C’est le début du processus de règlement des différends », a-t-elle déclaré devant les législateurs.
Ce différend intervient dans un contexte de tensions commerciales accrues entre le Canada et les États-Unis. Plus tôt cette année, l’administration américaine avait imposé des droits de douane sur l’acier, l’aluminium et les automobiles canadiennes, déclenchant une réponse similaire de la part d’Ottawa. En octobre, le Canada avait d’ailleurs significativement réduit les quotas d’importation en franchise de droits pour General Motors et Stellantis, invoquant leurs décisions de réduire la fabrication au pays.
Stellantis n’a pas dans l’immédiat répondu aux sollicitations de commentaires concernant cette nouvelle étape du conflit.
Reportage de David Ljunggren, édité par William Maclean