Home Accueil Le cardinal Chomali tient tête aux therians : « Je vois ainsi un cri d’amour désespéré » | National

Le cardinal Chomali tient tête aux therians : « Je vois ainsi un cri d’amour désespéré » | National

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Publié le 20 février 2026. L’archevêque de Santiago du Chili, le cardinal Fernando Chomalí, s’est exprimé sur un phénomène troublant qui suscite l’inquiétude : l’émergence d’une identité animale chez certains jeunes, les « thériens », et y voit le symptôme d’un mal-être social profond.

  • Le cardinal Chomalí estime que ce phénomène révèle un désenchantement face à la société moderne et un manque d’idéaux chez les jeunes.
  • Il souligne un sentiment d’abandon et un manque de soutien dont souffrent les adolescents.
  • Une psychologue pour enfants et adolescents relativise la nouveauté de cette tendance, la comparant à d’autres formes d’expression identitaire.

Le cardinal Fernando Chomalí a récemment attiré l’attention sur un mouvement qui prend de l’ampleur, notamment sur les réseaux sociaux : celui des « thériens ». Ces jeunes affirment s’identifier à des animaux, adoptant parfois des comportements qui imitent ceux de ces derniers, comme aboyer, hurler ou se déplacer à quatre pattes. Des scènes observées notamment en Argentine, ont provoqué un débat intense sur les limites de l’expression identitaire chez les adolescents.

Pour l’archevêque de Santiago, ce phénomène ne doit pas être considéré comme une simple mode passagère. Il y voit plutôt « un cri désespéré d’amour, d’affection et de considération », révélant un malaise plus profond. Dans un message publié sur son compte X, le cardinal a déclaré :

« Derrière les Therians, il y a un désenchantement envers l’humanité, envers la société frivole et individualiste qui sépare, ne donne pas d’espoir et ne présente pas de grands idéaux. Je vois ainsi un cri désespéré d’amour, d’affection et de considération. Les jeunes sont seuls, nous les avons abandonnés. C’est comme ça ! »

Carte. Fernando Chomali

Le cardinal Chomalí insiste sur une dette non réglée de la société adulte envers la jeunesse, dénonçant un manque de soutien dans leur développement. « Les jeunes sont seuls, nous les avons abandonnés. C’est vrai ! », a-t-il affirmé, élargissant la réflexion au-delà du simple phénomène des thériens.

Face à cette situation, Bio Bio Express a consulté Caroline Lopez, psychologue pour enfants et adolescents à la Clinique Las Condes. Selon la spécialiste, ce phénomène, bien que récemment médiatisé, existe depuis un certain temps. « Ce phénomène existe depuis longtemps, seulement maintenant il est devenu un peu plus visible », a-t-elle expliqué, relativisant l’idée d’une nouveauté absolue. Elle rappelle que des comportements similaires ont été observés au Japon et en Corée, où des personnes se réunissaient déguisées en animaux pour des défilés et autres événements.

Caroline Lopez compare cette tendance à d’autres formes d’expression identitaire, comme le cosplay ou les reconstitutions médiévales, les qualifiant de manifestations relevant des « tribus urbaines » contemporaines. Elle souligne que cette identification à un animal est principalement observée chez des adolescents en quête d’appartenance et d’une construction identitaire, un processus intensifié par l’influence des réseaux sociaux. Elle conclut en affirmant que ce comportement « n’est pas une pathologie ».


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