Home International Le chavisme dit vouloir une application « rapide » de l’amnistie

Le chavisme dit vouloir une application « rapide » de l’amnistie

0 comments 51 views

Publié le 21 février 2026 à 03:21:00. Les autorités vénézuéliennes ont annoncé ce vendredi la mise en place d’un protocole pour l’application de la nouvelle loi d’amnistie, adoptée la veille, visant à libérer les prisonniers politiques du pays. L’opération, dont les modalités restent floues, intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes.

  • Un protocole d’application de la loi d’amnistie a été établi par les plus hautes instances du pouvoir judiciaire et exécutif.
  • La loi couvre une période de près de 27 ans, mais exclut certains types de crimes et d’événements.
  • L’ONG Foro Penal s’est dite prête à fournir une liste de 232 cas à examiner en priorité.

Les présidents de la Cour suprême, Caryslia Rodríguez, et du Bureau du procureur général, Tarek William Saab, se sont réunis avec la Commission spéciale chargée de superviser l’application de la loi d’amnistie, sous la présidence du député chaviste Jorge Arreaza, ainsi que d’autres responsables clés. L’objectif affiché est d’assurer une mise en œuvre « rapide et efficace » des bénéfices de l’amnistie.

Selon Jorge Arreaza, la réunion visait à « préciser et articuler tous les processus des organes de l’administration de la justice pour garantir l’application rapide et efficace des bénéfices ». La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, avait promulgué la loi la veille et demandé à la commission spéciale d' »accélérer » l’examen des cas non explicitement couverts par la législation.

La loi d’amnistie, adoptée après de longues négociations, prévoit la création d’une commission de contrôle chargée de mettre en œuvre des « mécanismes » pour garantir son application. Cette commission pourra également recommander à d’autres agences de l’État l’adoption de « mesures alternatives » dans les cas examinés.

La législation couvre théoriquement la période allant de 1999 à 2026, mais elle précise 13 « événements » survenus au cours de 13 années différentes, ce qui exclut de facto une partie de cette période. Les cas liés à des opérations militaires sont également exclus du champ d’application de l’amnistie.

L’ONG Foro Penal, qui défend les droits des prisonniers politiques, a annoncé qu’elle soumettrait à la commission spéciale une liste de 232 cas qu’elle estime prioritaires pour bénéficier de l’amnistie. La rapidité et l’étendue réelle de l’application de cette loi restent à déterminer.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.