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Le chef du Pentagone participe à une réunion en Asie du Sud-Est pour renforcer les liens avec les États-Unis – Asie et Pacifique

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Publié le 2025-11-01 01:51:00. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, est attendu en Malaisie pour des rencontres bilatérales avec ses homologues d’Asie du Sud-Est. Cette visite s’inscrit dans la stratégie américaine visant à consolider les alliances régionales face à l’influence croissante de la Chine.

  • Rencontres bilatérales prévues avec plusieurs ministres de la Défense de pays d’Asie du Sud-Est.
  • Discussion d’un possible nouveau cadre de coopération en matière de défense entre l’Inde et les États-Unis.
  • Engagement commun pour la sécurité maritime en mer de Chine méridionale.

Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, est à Kuala Lumpur pour une réunion des ministres de la Défense de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). L’objectif de Washington est de renforcer les partenariats sécuritaires dans une région où la Chine accentue sonassertivité. Il est notamment prévu que M. Hegseth s’entretienne avec les représentants de l’Inde, de l’Indonésie, des Philippines et de la Thaïlande, parmi d’autres délégations invitées, incluant l’Australie, la Corée du Sud et la Russie. La présence de responsables chinois à cette réunion de deux jours n’a pas été confirmée.

Lors de son entretien avec le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, des discussions étaient attendues concernant une possible révision des projets d’acquisition par l’Inde d’équipements militaires américains. Un nouveau cadre de coopération en matière de défense entre les deux nations devrait également être abordé.

Stratégies chinoises dans les eaux contestées

La veille, M. Hegseth avait rencontré le ministre malaisien de la Défense. Les deux responsables ont réaffirmé leur engagement en faveur de la sécurité maritime dans la mer de Chine méridionale, une voie maritime stratégique régulièrement source de tensions. Pékin y déploie de manière significative ses garde-côtes, occasionnant des frictions avec les navires philippins et perturbant les activités d’exploration énergétique de la Malaisie et du Vietnam. Le ministre malaisien, Mohamed Khaled Nordin, a dénoncé ces agissements :

« Les tactiques de la zone grise, telles que les recherches hydrographiques menées sous la protection des navires des garde-côtes étrangers, menacent la souveraineté et constituent clairement une provocation et une menace. »

Mohamed Khaled Nordin, ministre malaisien de la Défense

La Chine revendique la quasi-totalité de cette mer, empiétant sur les zones économiques exclusives de plusieurs pays riverains, dont Brunei, la Malaisie, les Philippines et le Vietnam. Les différends sur la souveraineté de nombreuses îles et formations rocheuses persistent depuis des années. Pékin, de son côté, soutient que ses garde-côtes agissent professionnellement pour protéger son territoire national.

Les États-Unis intensifient leurs efforts pour contrer l’influence chinoise en Asie du Sud-Est. Le président Donald Trump avait récemment assuré aux dirigeants de l’ASEAN que les États-Unis seraient « à 100 % avec vous et que nous avons l’intention d’être un partenaire solide pour de nombreuses générations ».

Washington maintient des accords de défense avec plusieurs pays de la région, incluant des exercices militaires réguliers avec les Philippines, la Thaïlande et l’Indonésie, ainsi que des échanges de coopération avec la Malaisie.

Reprise potentielle des essais nucléaires

Par ailleurs, le président Trump a récemment déclaré avoir ordonné à l’armée américaine de reprendre les essais d’armes nucléaires, invoquant l’expansion rapide du stock chinois comme facteur déterminant. Cette décision intervient dans un contexte de discussions sur les dépenses de défense avec les alliés américains. La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a réitéré cette semaine l’engagement de son pays à renforcer ses capacités militaires, une position encouragée par Washington. Pete Hegseth avait d’ailleurs exhorté le Japon à accélérer ses plans d’augmentation de ses dépenses de défense à 2 % du produit intérieur brut (PIB), soulignant l’importance cruciale de l’alliance nippo-américaine pour « dissuader l’agression militaire chinoise ».

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