Home Économie Le chemin de Nvidia vers 10 000 milliards alors que l’IA est considérée comme déflationniste

Le chemin de Nvidia vers 10 000 milliards alors que l’IA est considérée comme déflationniste

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L’action Nvidia connaît un regain d’intérêt sur les marchés, porté par la demande croissante de ses processeurs graphiques (GPU) et des perspectives de croissance à long terme, tandis que des doutes émergent quant à l’impact déflationniste de l’intelligence artificielle (IA) sur l’économie américaine. Parallèlement, des négociations délicates entre les États-Unis et l’Iran, concernant le programme nucléaire iranien, se sont tenues à Oman, sans pour l’instant aboutir à un consensus.

L’engouement pour Nvidia, qui représente environ 15 % d’un portefeuille de valeurs de croissance à forte capitalisation, suit de près la performance spectaculaire de Super Micro Computers (SMCI), dont les ventes ont bondi de 123 %. Les investisseurs anticipent avec impatience la publication des résultats trimestriels de Nvidia le 25 février. L’entreprise bénéficie d’un cycle de remplacement de ses GPU, notamment grâce à la puissance accrue et à l’efficacité énergétique améliorée des nouveaux modèles Vera Rubin – cinq fois plus performants et dix fois plus économes en énergie, selon les estimations. Certains analystes prévoient même que Nvidia pourrait atteindre une capitalisation boursière de 10 000 milliards de dollars d’ici la fin de la décennie.

Sur le front économique, le Financial Times rapporte que certains économistes remettent en question l’optimisme du président de la Réserve fédérale (Fed), Kevin Warsh, concernant les effets déflationnistes de l’IA. Warsh a estimé que l’IA déclencherait « la vague de productivité la plus importante de notre histoire – passée, présente et future », ce qui permettrait à la Fed de réduire ses taux d’intérêt directeurs sans alimenter l’inflation. Ces déclarations devraient rendre plus scrutins les débats lors de son audition de confirmation au Sénat.

Les tensions géopolitiques restent vives au Moyen-Orient. Les États-Unis et l’Iran se sont rencontrés à Oman pour tenter de trouver un terrain d’entente sur le programme nucléaire iranien. Washington exige de Téhéran qu’il cesse d’enrichir de l’uranium, qu’il modère son programme de missiles balistiques et qu’il mette fin à son soutien aux groupes armés régionaux accusés de déstabiliser la région. L’Iran, pour sa part, a déclaré qu’il était disposé à discuter uniquement de ses activités nucléaires.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré à la télévision d’État iranienne, après la conclusion des pourparlers, qu’il estimait que les parties « pourraient parvenir à un cadre convenu pour de futures négociations » si le processus se poursuivait dans la même voie. « Le sujet de nos négociations est strictement nucléaire et nous ne discutons d’aucun autre sujet avec les Américains », a-t-il précisé.

Malgré ces déclarations, l’Iran a saisi plusieurs pétroliers avant les négociations, signalant une posture ferme. Les États-Unis, de leur côté, ont déployé une importante force navale dans la région, laissant entendre qu’une action militaire reste une option si les négociations échouent. À ce stade, la patience des États-Unis face aux tactiques dilatoires iraniennes pourrait être mise à l’épreuve.

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