Publié le 7 février 2025 à 02:39:00. Le comité chargé de réviser la charte de la ville d’Augusta a validé jeudi un projet de texte définissant les modalités de recrutement des deux postes clés d’avocat municipal et de greffier, tout en débattant de son propre rythme de travail et de l’organisation de futures consultations publiques.
- Le projet de texte confie au maire un rôle central dans la sélection des candidats, en lui demandant de soumettre une liste restreinte à la commission municipale.
- Le comité a examiné la question de savoir si l’avocat municipal devrait être un employé permanent ou un prestataire externe, une discussion qui a révélé des opinions divergentes.
- Des réunions publiques sont prévues à la fin du mois de février pour présenter les modifications proposées à la charte aux habitants.
Le comité de révision de la charte d’Augusta a approuvé jeudi le projet de texte concernant la procédure de nomination de l’avocat municipal et du greffier de la ville. Ce processus impliquera une implication directe du maire, qui devra présenter à la commission municipale une liste de « pas plus de trois » candidats pour chaque poste. La commission, dont le maire est membre avec droit de vote, devra ensuite choisir un candidat en obtenant au moins six voix favorables. Cette procédure est conforme aux lois géorgiennes sur la transparence gouvernementale, qui exigent la publication des noms d’au moins trois finalistes avant toute embauche pour un poste de direction.
Un débat a également animé les discussions concernant le statut de l’avocat municipal. Certains membres du comité, à l’instar de Sheffie Robinson, ont plaidé pour une formulation plus souple, remplaçant le terme « doit » par « peut » afin de laisser la possibilité à la commission de recruter ultérieurement un avocat interne. Actuellement, l’avocat général par intérim, Jim Plunkett, est un prestataire externe. Les deux précédents avocats généraux étaient quant à eux des employés de la ville.
Angela Bakos, secrétaire du comité, a soulevé des questions concernant la possibilité pour le maire de proposer des cabinets d’avocats entiers plutôt que des avocats individuels, estimant qu’un seul avocat garantirait une plus grande loyauté et limiterait les conflits d’intérêts potentiels. Le comité a également examiné les pratiques d’autres villes, notamment Savannah, qui emploie Bates Lovett comme « avocat de la ville » à temps plein, tout en étant associé dans un cabinet d’avocats basé à Atlanta, et le comté de Columbia, qui s’appuie sur le cabinet Hull Barrett, avec Chris Driver comme interlocuteur principal.
Jim Plunkett et son associé, John Manton, sont actuellement rémunérés à l’heure pour leurs services à la ville, mais sont passés à un tarif forfaitaire, comme l’a précisé Plunkett. Robinson s’est interrogée sur la logique de permettre le choix entre un cabinet d’avocats ou un avocat individuel, tout en excluant les avocats internes. Elle a déclaré : « Dans une phrase, vous voulez prendre une décision, mais dans la phrase suivante, vous ne l’avez pas ». Sa proposition de modifier le texte a finalement été rejetée par six voix contre quatre.
Concernant le poste de greffier, le projet de texte prévoit le même processus de sélection que pour l’avocat municipal. La présidente du comité, Marcie Wilhelmi, a rassuré Lena Bonner, la greffière actuelle, en précisant que cette procédure ne s’appliquerait que si le poste venait à se libérer.
Le comité a également différé sa décision concernant la révision du libellé de la charte en matière d’égalité des chances, après des interrogations sur l’opportunité d’accorder une préférence aux entreprises locales. Plunkett a suggéré de formuler cette préférence comme un critère « supplémentaire ». La France a mis en garde contre le risque d’une telle préférence, qui pourrait affaiblir le nombre de candidats ou de fournisseurs potentiels. Elle a souligné l’importance de privilégier les candidats les plus qualifiés : « Je pense que nous devrions accorder la plus haute considération aux plus qualifiés ».
Enfin, le comité a discuté de son calendrier de travail, notamment de la poursuite de ses réunions bimensuelles et de l’organisation de trois assemblées publiques. Wilhelmi a proposé d’annuler ces assemblées publiques et de limiter les réunions futures aux seuls cas de questions urgentes, mais Zena McClain a souligné que les discussions actuelles relèvent des affaires courantes et ne justifient pas de réunions spéciales.
Pour que les modifications apportées à la charte d’Augusta soient validées, elles doivent être approuvées par l’Assemblée générale de Géorgie, puis soumises au vote des électeurs d’Augusta. La date limite pour organiser un référendum lors du scrutin du 19 mai est fixée au 18 février. Des assemblées publiques sont prévues les 19 février au centre communautaire Henry Brigham, le 24 février au parc régional Diamond Lakes et le 26 février au casino Julian Smith.
