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Le Congrès soumet une motion de censure contre le président du Lok Sabha, Om Birla

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Publié le 10 février 2026 à 12h52, heure de l’Inde. Une motion de censure contre le président du Lok Sabha, Om Birla, a été déposée mardi par les partis d’opposition, exacerbant les tensions au sein de la chambre basse du Parlement indien.

  • Les partis d’opposition, menés par le Congrès, accusent le président du Lok Sabha d’être partial et de restreindre la parole à l’opposition.
  • La motion de censure, signée par 119 députés, fait suite à la suspension de huit parlementaires de l’opposition pour comportement indiscipliné.
  • Le dépôt de cette motion intervient en pleine session budgétaire et ajoute une nouvelle couche de complexité aux débats parlementaires.

La tension monte au Lok Sabha, la chambre basse du Parlement indien. Mardi 10 février 2026, les partis d’opposition ont déposé une motion de censure contre Om Birla, le président de l’assemblée. Cette initiative, menée par le Congrès, fait suite à une série d’incidents et d’accusations de partialité.

Kodikunnil Suresh, le chef de la discipline du Congrès au Lok Sabha, et Mohammed Jawed Ahmed, le whip du parti, ont officiellement remis l’avis de motion au secrétaire général, Utpal Kumar Singh, selon des sources citées par The Hindu.

La motion s’appuie sur l’article 94(c) de la Constitution indienne, qui stipule qu’un membre du Lok Sabha peut notifier son intention de proposer une résolution visant à destituer le président, moyennant un préavis d’au moins 14 jours.

Gaurav Gogoi, député du Congrès, a expliqué que la principale préoccupation était le refus répété d’autoriser le chef de l’opposition, Rahul Gandhi, à prendre la parole, notamment lors du débat sur les motions de remerciement pour le discours du président. Suivez en direct la session budgétaire du Parlement.

La motion de censure a recueilli 119 signatures, incluant celles de TR Baalu ​​du DMK et Dimple Yadav du SP. Les députés du Trinamool Congress n’ont pas signé, tout comme Rahul Gandhi lui-même, l’une des accusations portées contre le président concernant son interdiction de parler étant directement liée à sa personne.

Le Congrès accuse Om Birla d’agir de manière partisane, citant notamment le fait qu’un membre du BJP aurait été autorisé à proférer des attaques personnelles contre d’anciens Premiers ministres sans que des mesures ne soient prises, malgré les protestations de l’opposition.

L’opposition conteste également les déclarations du président selon lesquelles il disposerait d’« informations concrètes » suggérant que des membres du Congrès pourraient se diriger vers la résidence du Premier ministre Modi pour commettre un « acte inattendu ». Ils y voient un abus de la fonction constitutionnelle du président.

Par ailleurs, huit parlementaires du Congrès ont adressé une lettre au président lundi 9 février, dénonçant le fait qu’elles étaient ciblées en raison de leur opposition constante au gouvernement du Premier ministre Modi et de leurs demandes de comptes.

En parallèle, Jairam Ramesh, chef du Congrès, a rappelé sur le réseau social X un précédent historique. Selon ses dires, le 18 décembre 1954, le Lok Sabha avait adopté une résolution proposée par l’opposition pour la destitution du président (GV Mavalankar), et Jawaharlal Nehru avait alors plaidé pour accorder plus de temps à l’opposition lors du débat.

« Normalement, vous adoptez une certaine sorte de proportion, mais je voudrais suggérer que dans ce cas particulier, plus de temps devrait être accordé à l’opposition qu’aux sièges du gouvernement. »

Jawaharlal Nehru, Premier ministre indien (1947-1964)

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