Bruxelles a confirmé son soutien indéfectible à l’Ukraine, en mettant l’accent sur l’innovation militaire ukrainienne et la nécessité d’accélérer les dépenses de défense européennes. Les ministres de la Défense de l’Union européenne ont discuté de nouvelles formes d’aide, allant de la formation des soldats à des mécanismes de financement plus souples.
La haute représentante de l’UE, Kaja Kallas, a souligné l’importance d’une coordination étroite avec l’OTAN et a évoqué l’identification de deux sites potentiels en Ukraine pour l’installation de centres de formation militaire. « Nous devons adapter nos missions de formation aux réalités opérationnelles sur le terrain », a-t-elle déclaré à la presse à l’issue des discussions.
Au cœur des échanges, la capacité de l’Ukraine à innover rapidement dans le domaine de la défense a suscité un vif intérêt. Les ministres européens étudient comment accélérer leurs propres processus d’acquisition et de déploiement d’équipements, en s’inspirant des méthodes ukrainiennes. L’objectif est de rendre les dépenses de défense plus efficaces et plus rapides, notamment en explorant des options de financement innovantes.
Un prêt de 90 milliards d’euros (approuvé par le Parlement européen) est sur la table, avec une flexibilité accrue quant à l’utilisation des fonds. Des propositions ont également été formulées concernant la Banque européenne d’investissement (BEI), notamment pour financer la production d’équipements en Ukraine et élargir l’accès des entreprises ukrainiennes à certaines catégories de financement.
Kaja Kallas a décrit une approche « en cascade » pour les dépenses liées au soutien à l’Ukraine, privilégiant les entreprises européennes et ukrainiennes capables de répondre aux besoins, mais permettant de rediriger les fonds vers d’autres sources si nécessaire. Cette approche vise à stimuler la concurrence au sein de l’industrie européenne de la défense et à garantir une livraison rapide des équipements.
Par ailleurs, les discussions ont également abordé la sécurité dans l’Arctique, bien que l’Ukraine reste la priorité absolue. Kaja Kallas a indiqué que l’UE travaille sur une nouvelle stratégie pour l’Arctique, intégrant des considérations de sécurité, au-delà des aspects climatiques, de recherche et de pêche qui dominaient auparavant.
Le soutien de l’UE s’étend également à la Moldavie, considérée comme un partenaire prioritaire. Les sanctions contre la Russie ont également été à l’ordre du jour, avec des négociations en cours au niveau de l’UE et du G7 concernant les interdictions de services maritimes et les détails des futurs paquets de sanctions.