Publié le 19 octobre 2025. Le Conseil d’État a rejeté les recours visant à contester l’élection d’Héctor Carvajal à la Cour constitutionnelle, confirmant ainsi la validité de sa nomination malgré les allégations d’irrégularités soulevées par plusieurs juristes et un étudiant en droit.
- Le Conseil d’État a jugé que les recours contre l’élection d’Héctor Carvajal ont été déposés dans les délais impartis.
- La cour a validé la recevabilité des arguments présentés par les contestataires, tout en rejetant les demandes d’annulation de l’élection.
- L’affaire continue de susciter l’attention en raison des liens politiques de Carvajal et de son potentiel conflit d’intérêts dans des dossiers importants comme la réforme des retraites.
La Cinquième section du Conseil d’État a mis un terme aux contestations judiciaires visant à annuler l’élection d’Héctor Carvajal, actuel magistrat de la Cour constitutionnelle. La décision, rendue après examen des arguments présentés par la défense de Carvajal, confirme que les recours ont été déposés dans les délais légaux et que les motifs invoqués pour demander l’annulation de l’élection ne sont pas fondés.
Les contestataires, dont l’étudiant en droit Samuel Ortiz et l’avocat Harold Sua, avaient dénoncé des irrégularités dans la procédure d’élection de Carvajal, alléguant des violations de normes supérieures et un risque d’abus de pouvoir. Ils estimaient que sa nomination était entachée d’un vice de forme et qu’il pourrait être empêché de participer à des débats cruciaux pour le gouvernement actuel, notamment la réforme des retraites, en raison de ses antécédents professionnels avec Colpensiones.
Le Conseil d’État a cependant rejeté l’argument de l’expiration des délais, estimant que les recours avaient été exercés à temps. Il a également jugé que le document introductif des contestataires satisfaisait aux exigences de forme prévues par la loi, permettant de définir l’objet du litige et d’identifier les règles prétendument violées. La cour a par ailleurs accepté l’intervention de plusieurs universitaires et juristes qui soutenaient l’annulation de l’élection, tout en rejetant la possibilité pour des tiers d’introduire de nouvelles accusations.
Héctor Carvajal est une figure politiquement connectée, ayant entretenu des relations avec des personnalités telles que le président Gustavo Petro et l’ancien président Álvaro Uribe. Son arrivée à la Cour constitutionnelle a soulevé des questions quant à son impartialité dans des dossiers sensibles, en particulier la réforme des retraites, compte tenu de son expérience passée au sein de Colpensiones. L’affaire continue de faire l’objet d’un suivi attentif, et le Conseil d’État a indiqué qu’il rendra son jugement définitif sur le fond dans les prochains mois, estimant que les preuves déjà fournies suffisent à trancher.
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