Publié le 2024-10-13 01:59:00. L’Union européenne a lancé un nouveau système de contrôle aux frontières, baptisé EES, pour les ressortissants de pays tiers. Cette mesure progressive vise à renforcer la sécurité en enregistrant les entrées et sorties des voyageurs séjournant moins de 90 jours dans l’espace Schengen, avec une mise en œuvre complète attendue d’ici avril 2026.
- Le système d’entrée/sortie (EES) est progressivement déployé depuis ce dimanche.
- Il concerne les citoyens non européens voyageant dans l’espace Schengen pour de courts séjours (jusqu’à 90 jours).
- Bruxelles-National fait partie des aéroports équipés, avec de nouvelles bornes et des caméras pour les contrôles.
Ce dispositif innovant s’applique aux voyageurs extra-communautaires franchissant les frontières extérieures de l’espace Schengen. L’objectif est de mieux tracer les entrées et sorties, facilitant ainsi l’identification des personnes n’étant pas autorisées à séjourner ou celles utilisant des documents frauduleux. Une fois enregistrées, les données seront stockées dans un fichier EES, actualisable lors de futurs déplacements. Durant la période de transition, les tampons dans les documents de voyage coexisteront avec le nouveau système. Les États membres conservent par ailleurs la possibilité de suspendre temporairement l’EES en cas de fortes affluences ou de circonstances exceptionnelles.
L’aéroport de Bruxelles a été l’un des premiers sites à voir se concrétiser ce déploiement. Douze nouvelles bornes de contrôle ont été installées, tandis que les 33 postes frontières existants sont désormais dotés de caméras pour la capture d’images faciales. Pour la Belgique, la phase initiale du système se concentrera sur l’enregistrement des dates d’entrée et de sortie, ainsi que des informations issues du passeport, sans capturer de données biométriques dans un premier temps. Les contrôles EES seront également effectués à des horaires définis, dans l’attente de la pleine opérationnalité prévue le 10 avril prochain.
Le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, Bernard Quintin, a souligné l’importance de cette avancée. « C’est une étape cruciale dans la prévention et la lutte contre la menace terroriste et les infractions pénales graves », a-t-il déclaré, mettant en avant la capacité du système à repérer rapidement les individus indésirables ou en possession de faux papiers. Les citoyens d’Islande, du Liechtenstein, de Norvège et de Suisse sont exemptés de cette nouvelle procédure.