Publié le 25 février 2026. Le gouvernement indien a ouvert une enquête disciplinaire à l’encontre d’un haut responsable de Bharat Sanchar Nigam Limited (BSNL) après la révélation de préparatifs jugés excessifs pour une visite prévue à Prayagraj, suscitant l’indignation et l’annulation du déplacement.
Le ministre des Communications, Jyotiraditya Scindia, a qualifié les arrangements envisagés de « choquants » et « inacceptables », annonçant l’envoi d’une mise en demeure à Vivek Banzal, le directeur concerné, lui demandant de s’expliquer dans un délai de sept jours. Selon les informations divulguées, près de 50 agents de BSNL auraient été mobilisés pour assurer le déroulement de cette visite, avec des instructions détaillées allant jusqu’à la préparation de kits de toilette personnalisés.
La polémique a éclaté suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un ordre de mission interne décrivant un protocole particulièrement élaboré. Ce document prévoyait notamment des arrangements pour un bain rituel dans le Gange (Sangam), des visites de temples et la mise à disposition de multiples services et équipements personnels. Des kits « snan » (bain) comprenant serviettes, sous-vêtements et articles de toilette devaient être préparés, ainsi que des rafraîchissements et des véhicules équipés de commodités.
Selon des sources gouvernementales, cet épisode est considéré comme une « violation flagrante des règles et traditions établies » et une « utilisation inappropriée des ressources publiques ». L’affaire intervient alors que BSNL, l’opérateur téléphonique public indien, est confronté à des difficultés financières.
La visite de M. Banzal, initialement prévue les 25 et 26 février, a finalement été annulée après la levée de boucliers. Ashish Gupta, responsable des relations publiques de BSNL, a confirmé l’annulation du programme, tout en se refusant à tout commentaire sur les controverses entourant les préparatifs.
Des responsables gouvernementaux ont souligné que des mesures supplémentaires seraient prises après l’examen de la réponse de M. Banzal, dans un contexte de renforcement de la responsabilité administrative et de la crédibilité des institutions publiques.
Ce protocole détaillé, publié le 19 février au niveau du directeur général adjoint, avait suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux, certains internautes dénonçant un « protocole royal » et une culture VIP excessive.