Publié le 2025-10-22 11:54:00. Les récentes déclarations du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva sur la politique étrangère ont ravivé les tensions diplomatiques, à la veille d’une possible rencontre avec Donald Trump. Ses propos, jugés provocateurs par certains au sein du ministère des Affaires étrangères, risquent de compromettre les efforts de rapprochement avec Washington.
- Le président Lula da Silva a attaqué Donald Trump à plusieurs reprises, notamment en s’opposant aux interventions étrangères et en critiquant les taxes imposées par l’administration américaine.
- Ces déclarations inquiètent les diplomates brésiliens qui travaillent à rétablir des relations commerciales stratégiques avec les États-Unis.
- La position du Brésil sur la scène internationale, notamment concernant des pays comme le Venezuela et Cuba, reste un point de friction.
Alors que le président Lula da Silva se prépare à un éventuel tête-à-tête avec l’ancien président américain Donald Trump lors du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) en Malaisie le dimanche 26, ses prises de parole ont semé le trouble au sein de la diplomatie brésilienne. Les critiques adressées à Donald Trump, qualifié d' »offensant » et d' »excessif en taxes » par le chef de l’État, ont particulièrement suscité le malaise à Itamaraty, le ministère des Affaires étrangères.
La semaine dernière, le président Lula avait affirmé que la priorité du Brésil était de maintenir l’Amérique latine et les Caraïbes en tant que « zone de paix », soulignant que « les interventions étrangères peuvent causer des dégâts plus importants que ce que l’on souhaite éviter ». Cette déclaration a été interprétée comme une référence à la crise vénézuélienne et aux actions américaines dans les Caraïbes, visant à contrer le trafic de drogue attribué au régime de Nicolas Maduro. Cette posture, perçue comme un soutien au dirigeant vénézuélien, ne manque pas d’interroger les observateurs.
Malgré le désir affiché par l’équipe du ministère des Affaires étrangères de focaliser l’agenda sur des sujets positifs et de démontrer la cohérence de la politique étrangère brésilienne en vue de renforcer les partenariats commerciaux stratégiques avec les États-Unis, le président Lula semble privilégier une rhétorique plus conflictuelle. Ses interventions soulèvent des questions sur la souveraineté du Brésil et celle de pays aux régimes autoritaires, comme le Venezuela et Cuba. Les analystes estiment que cette approche pourrait nuire aux progrès dans le dialogue avec le gouvernement américain.
Cependant, Itamaraty mise sur une rencontre productive. Les discussions entre Lula et Trump devraient aborder la question de la réduction des droits de douane imposés sur les produits brésiliens et le renforcement des relations diplomatiques. Depuis un entretien entre le ministre des Affaires étrangères Mauro Vieira et le secrétaire d’État américain Marco Rubio le 16 novembre, le président brésilien a multiplié les déclarations, trouvant à chaque fois l’occasion de critiquer l’administration Trump.