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Le FSGI condamne le projet de reconstruire l’internat islamique d’Al Khoziny à l’aide de l’APBN

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Publié le 2025-10-12 12:00:00. La Fédération des syndicats d’enseignants indonésiens (FSGI) a fermement condamné le projet du gouvernement de financer la reconstruction d’un pensionnat islamique détruit par un effondrement meurtrier à Sidoarjo, sur l’île de Java Est.

  • La FSGI dénonce l’utilisation des fonds publics (APBN) pour la reconstruction du pensionnat Al Khoziny, estimant que cela bafoue les familles des 67 victimes.
  • L’organisation demande une enquête approfondie avant toute décision de réaménagement et la mise en responsabilité de trois parties jugées négligentes.
  • La FSGI appelle le gouvernement à prioriser le soutien aux survivants, notamment ceux qui ont subi des handicaps permanents.

La décision du gouvernement indonésien d’allouer des fonds publics à la reconstruction du pensionnat islamique Al Khoziny, suite à la tragédie de son effondrement, a suscité une vive réaction de la part de la Fédération des syndicats d’enseignants indonésiens (FSGI). Selon Retno Listyarti, président du Conseil d’experts de la FSGI, cette démarche est inappropriée et pourrait blesser davantage les familles endeuillées par la perte de 67 jeunes élèves.

« Ne le reconstruisez pas tout de suite, aux dépens de l’APBN. De plus, cet incident a tué 67 étudiants, qui étaient encore des enfants. Il a fallu plusieurs jours à l’équipe conjointe SAR pour évacuer des dizaines de victimes ensevelies sous les décombres de la salle de prière », a déclaré Retno Listyarti dans un communiqué écrit, le vendredi 10 octobre 2025. Elle a insisté sur la nécessité d’une enquête préalable pour recueillir les souhaits des familles avant d’envisager toute reconstruction.

La police appelée à enquêter sur les allégations de négligence

Parallèlement, les autorités judiciaires sont toujours activement engagées dans l’enquête sur les causes de l’effondrement de la salle de prière du pensionnat Al Khoziny. Plusieurs dizaines de témoins ont déjà été interrogés dans le cadre d’une procédure portant sur les articles 359 et 360 du Code pénal indonésien, qui traitent des négligences ayant entraîné la mort ou des blessures. L’instruction pourrait également s’appuyer sur la loi n° 28 de 2002 relative aux bâtiments, afin de vérifier si la construction de l’édifice respectait les normes techniques en vigueur.

Trois parties désignées comme potentiellement responsables

Le président général de la FSGI, Fahmi Hatib, a par ailleurs pointé du doigt l’implication d’étudiants dans les travaux de construction de la salle de prière, y voyant une possible forme d’exploitation infantile, pratique qui a déjà suscité de nombreuses critiques publiques.

« L’implication des étudiants dans la construction de la salle de prière du pensionnat islamique Al Khoziny peut être fortement suspectée de violer la loi sur la protection de l’enfance, car elle pourrait constituer une exploitation des enfants. Les étudiants sont inscrits dans ce pensionnat pour acquérir des connaissances et ils paient pour cela. Ce ne sont pas des ouvriers du bâtiment. »

Fahmi Hatib, président général du FSGI

La FSGI estime que trois entités distinctes devraient être tenues responsables en cas de négligence avérée :

  • Les administrateurs du pensionnat, pour avoir maintenu l’usage du bâtiment malgré son état apparent de dégradation.
  • L’entreprise chargée des travaux, dont la diligence ou la négligence durant la construction devra être prouvée.
  • Le ministère de la Religion, accusé par la FSGI d’un défaut de contrôle quant à la conformité et la sécurité des infrastructures sous sa tutelle.

Le soutien aux victimes, priorité gouvernementale

Outre son opposition ferme à l’utilisation des fonds publics pour reconstruire le pensionnat, la FSGI exhorte le gouvernement à concentrer ses efforts sur le soutien et la réhabilitation des survivants de la tragédie. Une attention particulière doit être portée aux élèves qui ont développé des handicaps permanents suite à l’effondrement.

« La FSGI exhorte les internats islamiques et le gouvernement à penser à la survie des enfants qui survivent mais deviennent handicapés parce qu’ils doivent être amputés des bras ou des jambes. »

La FSGI

La fédération espère que cet événement tragique servira de prise de conscience générale pour que la sécurité des élèves devienne une priorité absolue dans tous les établissements d’enseignement. Elle plaide pour que justice soit rendue aux victimes et que les traumatismes psychologiques subis par les jeunes rescapés soient pris en charge par les autorités locales et nationales.

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