Home Économie Le gaz naturel entre dans la semaine 41 avec une construction de stockage et un temps doux soutenant l’offre

Le gaz naturel entre dans la semaine 41 avec une construction de stockage et un temps doux soutenant l’offre

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La semaine 41 du marché du gaz naturel s’ouvre sur une note positive pour les stocks, qui devraient continuer leur ascension. Alors que les réserves atteignaient 3 560 milliards de pieds cubes (BCF) à la fin de la semaine 40 (29 septembre – 5 octobre), dépassant ainsi les niveaux de l’an dernier, la tendance haussière se confirme, portée par une production soutenue et un temps clément. Sur les marchés à terme, le contrat NGX25 affiche une dynamique haussière, se négociant au-dessus de sa moyenne mobile à dix jours, malgré une volatilité croissante. Les contrats d’hiver 2026, quant à eux, maintiennent une position solide, se situant au-dessus de la fourchette interquartile, signes avant-coureurs de changements saisonniers attendus.

Stocks en hausse, demande modérée

Pour la semaine 40, les prévisions indiquent un accroissement des réserves de gaz dans les installations de stockage souterraines, avec un gain estimé à 89 BCF. Ce volume, qui porte le total à 3 560 BCF, surpasse déjà les chiffres observés à la même période l’an passé. Cette accumulation s’explique par une production de gaz naturel particulièrement robuste, combinée à des conditions météorologiques douces qui maintiennent la demande sous contrôle. Les indicateurs de degrés-jours de chauffage et de climatisation (HDD+CDD) pour la zone continentale des États-Unis restent en deçà des moyennes enregistrées sur les trente dernières années. Bien qu’une tendance à la hausse ait été observée par rapport aux prévisions précédentes, une nouvelle diminution par rapport aux niveaux historiques est attendue pour la semaine 41. Cette situation, qui atténue la pression sur les prix de l’énergie, se retrouve à l’échelle régionale, où la plupart des zones affichent des valeurs de HDD+CDD inférieures aux moyennes historiques, un phénomène qui correspond à un temps saisonnier généralement doux et à une demande d’énergie réduite pour le chauffage et la climatisation.

Marchés à terme : stabilité et convergence

Sur le marché des contrats à terme, la courbe pour l’année 2025 dessine une trajectoire stable, se rapprochant des configurations observées en 2023 et 2024 pour des échéances comparables. Cette convergence est particulièrement marquée pour les contrats dont la livraison est prévue dans trois ans ou plus, où les prix tendent à s’aligner sur les niveaux historiques. Le contrat NGX25 témoigne d’une dynamique positive, se négociant au-dessus de sa moyenne mobile à dix jours, bien que la volatilité soit en augmentation. Les contrats d’hiver 2026 conservent quant à eux une position ferme, se maintenant au-dessus de la limite supérieure de leur fourchette interquartile.

Adéquation des stocks et perspectives

L’analyse des stocks révèle une situation d’adéquation modérée pour répondre à la demande actuelle. En 2025, les réserves devraient se situer entre 10 et 18 jours d’approvisionnement de février à mars, un niveau comparable, voire légèrement inférieur, à la moyenne. Entre mai et août, cette durée d’approvisionnement pourrait atteindre 25 à 35 jours, se positionnant légèrement sous la moyenne décennale. D’ici début octobre 2025, les stocks devraient couvrir 35 jours de consommation, se situant dans la partie inférieure de la fourchette interquartile. Ce niveau, jugé modéré, contribue à un marché potentiellement plus sensible aux perturbations. Des baisses de production ou des pics de demande, même mineurs, pourraient ainsi engendrer des réactions de prix disproportionnées, notamment en fin d’hiver et au début du printemps.

Sur le plan des fondamentaux et des anomalies météorologiques, les indicateurs restent globalement dans les fourchettes attendues, sans écarts majeurs à signaler, à l’exception de baisses ponctuelles des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) observées entre juillet et octobre, dues à des travaux techniques sur le terminal de Sabine.

Cette analyse a été réalisée en coopération avec Anastasia Volkova, analyste du LSE.

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