Publié le 11.10.2025 à 20:45. Le président du barreau public de Buenos Aires, Ricardo Gil Lavedra, a fermement condamné les propos du président Javier Milei, qui a qualifié les avocats spécialisés en droit du travail de « caranchos » (vautours), lors d’une allocution concernant la réforme du droit du travail.
Ricardo Gil Lavedra, à la tête de l’institution, a réagi vivement aux déclarations du chef de l’État argentin, tenues vendredi après-midi lors d’une visite à l’usine Sidersa, située à San Nicolás. M. Milei avait alors abordé la nécessité de réformer la législation du travail, estimant que pour rétablir un lien sain entre employeurs et employés, il fallait neutraliser les « agents qui cherchent à lui nuire pour leur propre bénéfice ».
« Pour reconstruire ce lien entre les travailleurs et les hommes d’affaires, il est nécessaire en même temps de retirer le pouvoir aux agents qui cherchent à lui nuire pour leur propre bénéfice, comme les salauds du travail, qui sont capables de conduire une PME à la faillite et de pousser ses travailleurs au chômage pour obtenir un procès », avait déclaré Javier Milei.
En réponse, Ricardo Gil Lavedra a tenu à rappeler le rôle des avocats. Dans un communiqué diffusé par l’Ordre des Avocats Publics de la Capitale Fédérale, il a souligné :
« Comme nous les avocats l’avons affirmé à plusieurs reprises, nous ne faisons pas les lois et nous ne les appliquons pas, notre tâche est de défendre les droits que consacre la législation, fruit de la volonté populaire. »
Le président du barreau a ensuite qualifié les propos présidentiels d’inacceptables, affirmant qu’« un affront inacceptable à une profession aussi noble que nécessaire ».