Home Accueil Le gouvernement a rencontré le Conseil de mai pour coordonner avec les provinces l’exploitation des ressources naturelles et faire progresser l’ouverture au commerce international.

Le gouvernement a rencontré le Conseil de mai pour coordonner avec les provinces l’exploitation des ressources naturelles et faire progresser l’ouverture au commerce international.

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Publié le 2024-06-25 10:00:00. Le gouvernement argentin a tenu ce mardi la cinquième réunion du Conseil de Mai, axée sur l’exploitation des ressources naturelles et l’ouverture au commerce international. Cette rencontre, cruciale dans un contexte pré-électoral tendu pour La Libertad Avanza (LLA), vise à coordonner les actions avec les provinces pour stimuler la croissance économique du pays.

  • Le Conseil de Mai s’est concentré sur les points 7 et 10 du Pacte de Mai : l’exploitation des ressources naturelles et l’ouverture au commerce international.
  • Des réformes législatives concernant le Code minier, la loi forestière et le Code des douanes ont été discutées.
  • L’objectif est de rendre l’Argentine plus compétitive sur le marché mondial et d’attirer les investissements.

Dans un climat politique chargé à l’approche des élections nationales du 26 octobre, le gouvernement argentin a réuni des représentants des provinces, du monde politique, syndical et des affaires pour la cinquième édition du Conseil de Mai. Cette rencontre, qui s’est tenue à la Casa Rosada et a duré un peu plus de deux heures, avait pour but de faire avancer la coordination avec les provinces afin de dynamiser l’exploitation des richesses naturelles du pays et de favoriser son ouverture au commerce international.

La séance, présidée par le chef de cabinet Guillermo Francos, a vu la participation de figures clés telles que le gouverneur de Mendoza, Alfredo Cornejo, représentant les provinces, le sénateur national Carolina Losada (Chambre Haute), le député national Cristian Ritondo (Chambre Basse), le secrétaire général de l’UOCRA, Gérard Martinez (syndicats), et le président de l’UIA, Martín Rappallini (entreprises). Federico Sturzenegger, ministre de la Déréglementation et de la Transformation de l’État, ainsi que la secrétaire à l’Énergie, María Tettamanti, étaient également présents.

Au cœur des discussions, les points 7 et 10 du Pacte de Mai, signés en province de Tucumán. Le premier engagement concerne « l’adhésion des provinces argentines à promouvoir l’exploitation des ressources naturelles du pays ». Le second met l’accent sur l’importance pour « l’Argentine de redevenir un acteur sur le marché mondial » grâce à une ouverture commerciale accrue.

Alfredo Cornejo, à l’issue de la réunion, a souligné que la réforme fiscale constitue un fil conducteur transversal aux travaux du Conseil, tout en insistant sur l’importance des thèmes abordés lors de cette session. « Aujourd’hui, au-delà des orientations générales de la réforme fiscale, nous avons abordé des questions relatives au droit des ressources naturelles telles que le Code minier, la loi forestière et le Code des douanes », a-t-il déclaré devant la presse, ajoutant que des réformes structurelles « confiées aux procureurs » étaient à l’étude.

« Nous avons également parlé de l’ouverture au commerce extérieur. De quoi l’économie argentine a-t-elle besoin pour être plus compétitive et qu’est-ce qui dépend de la législation, de ses propres réglementations ? »

Alfredo Cornejo, Gouverneur de Mendoza

Pour concrétiser ces objectifs, le Conseil de Mai s’est penché sur la révision détaillée du Code Minier, de la Loi sur les Investissements Miniers, de la Loi Forestière, de la Loi contre les Incendies et de la Loi sur les Hydrocarbures. L’objectif est d’apporter des modifications législatives permettant de renforcer la coopération fédérale dans l’exploitation des ressources naturelles.

Dans un discours défendant la politique économique du président Javier Milei, Alfredo Cornejo a réfuté l’idée que la situation actuelle soit imputable au gouvernement actuel, rappelant la longue période de stagnation de l’emploi privé dans le pays.

« L’Argentine a besoin de grandir pour sortir de cette situation de profonde détérioration sociale et économique. Cette détérioration n’a pas son origine dans le gouvernement du président Milei. L’Argentine n’a pas créé d’emplois privés depuis plus d’une décennie et demie. Si ce n’est pas un pays dont l’économie croupit… »

Alfredo Cornejo, Gouverneur de Mendoza

« L’Argentine est en mauvaise posture économique depuis une vingtaine d’années. Ni Trump ni le Trésor n’ont besoin de le dire, nous, Argentins, le disons, je le dis. Elle a un problème de compétitivité et de productivité, provenant des réformes structurelles discutées au Conseil de Mai, qui sont des obstacles que la législation elle-même a mis en place. »

Alfredo Cornejo, Gouverneur de Mendoza

Selon le gouverneur de Mendoza, l’Argentine a impérativement besoin de « règles claires pour croître », afin de stimuler les investissements, la création d’emplois, de réduire la charge fiscale et réglementaire, et d’accroître les exportations pour remédier à la pénurie de devises. Il a conclu en soulignant la nécessité d’élargir la base de soutien du gouvernement pour mener à bien les réformes structurelles indispensables.

Depuis son lancement le 24 juin, le Conseil de Mai a tenu cinq réunions. Les précédentes ont permis d’approfondir la promotion d’une éducation « utile et moderne » et d’engager les débats sur la réforme fiscale et la réforme du travail, respectivement points 4 et 8 de l’accord.

Concernant la réforme du travail, le secrétaire au Travail, Julio Cordero, a précisé que l’administration vise à « consolider les droits réels des travailleurs » et à corriger les « distorsions dans le système juridique ».

« Cela nécessite quelques modifications qui sont en cours de discussion, principalement au Conseil de Mai, où ils mettent tout ce qu’ils ont dans les secteurs syndicaux et commerciaux »

Julio Cordero, Secrétaire au Travail

Dans le cadre du colloque IDEA, Julio Cordero a également indiqué que le gouvernement avait ouvert un espace de dialogue entre le patronat et les syndicats pour explorer de nouvelles voies, mais que les négociations n’avaient pas encore abouti.

Bien que l’agenda gouvernemental soit fortement marqué par les échéances électorales, le Conseil de Mai poursuit son travail. Ces organes de débat ont pour mission de « préparer des projets de loi et des politiques publiques qui opérationnalisent les engagements établis dans le Pacte de Mai », avec pour objectif de présenter un document synthétisé à la mi-décembre.

« Le Conseil de Mai traite des questions structurelles en Argentine, mais nous allons en discuter en toute confidentialité et le 15 décembre nous espérons présenter le tout synthétisé »

Un participant, à Infobae

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