Publié le 10 octobre 2025 01:42:00. Le Cabinet israélien a donné son feu vert à un projet d’accord visant à échanger des otages détenus par le Hamas contre des prisonniers palestiniens, marquant une étape cruciale dans les négociations pour un cessez-le-feu.
- Approbation d’un accord d’échange d’otages contre des prisonniers palestiniens par le Cabinet israélien.
- Première phase du plan : libération de 48 otages (dont 20 vivants) en échange de 2 000 prisonniers palestiniens et un retrait partiel des Forces de défense israéliennes (FDI).
- Le Hamas annonce être parvenu à un accord pour mettre fin à la guerre.
Le Cabinet israélien a approuvé ce vendredi un projet d’accord pour un échange d’otages contre des prisonniers palestiniens, a rapporté le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Cette décision est considérée comme une étape décisive dans la mise en œuvre d’un cessez-le-feu et d’un accord négocié notamment par le président américain Donald Trump. Le communiqué officiel se concentre sur la libération des otages, sans détailler d’autres aspects du plan de paix.
La première phase de ce plan prévoit la libération de 48 otages, dont 20 personnes vivantes, en échange de quelque 2 000 prisonniers palestiniens. Un retrait partiel des FDI de la bande de Gaza est également inclus dans cet accord. La plupart des ministres ont voté en faveur de cette proposition, y compris ceux issus de partis d’extrême droite qui s’opposaient précédemment à l’accord.
Suite à cette approbation, l’armée israélienne se redéploiera sur de nouvelles lignes à l’intérieur de la bande de Gaza, contrôlant ainsi environ 53% du territoire. Une période de 72 heures sera ensuite accordée au Hamas pour libérer tous les otages.
Auparavant, un haut responsable du Hamas et négociateur en chef, Khalil al-Hayya, avait exposé les points clés de l’accord de cessez-le-feu lors d’un discours télévisé. Il a détaillé la libération par Israël de près de 2 000 prisonniers palestiniens, l’ouverture du poste frontière avec l’Égypte, l’accès à l’aide humanitaire et le retrait de Gaza. Selon al-Hayya, toutes les femmes et enfants détenus dans les prisons israéliennes seraient également libérés. Il a assuré que l’administration Trump et les médiateurs avaient garanti la fin de la guerre, permettant au Hamas et à d’autres factions palestiniennes de se concentrer sur la réalisation de l’autodétermination et la création d’un État palestinien.
« Nous déclarons aujourd’hui que nous sommes parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre et à l’agression contre notre peuple », a affirmé al-Hayya jeudi soir. Le plan de cessez-le-feu plus large proposé par l’administration Trump soulève encore de nombreuses questions, notamment sur le désarmement du Hamas et la gouvernance future de Gaza. Néanmoins, les deux parties semblent plus proches que jamais de mettre fin à un conflit dévastateur.
La guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, a entraîné la mort de quelque 1 200 personnes en Israël et la prise de 251 otages. L’offensive israélienne qui a suivi à Gaza a causé la mort de plus de 67 000 Palestiniens et laissé près de 170 000 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza. Ce conflit a également engendré des tensions régionales accrues, des manifestations mondiales et des accusations de génocide portées contre Israël, ce que ce dernier réfute.