Publié le 21 février 2026. Lors de négociations à l’ONU, la Chine a fermement réfuté la candidature du Japon à un siège permanent au Conseil de sécurité, soulignant des préoccupations concernant son histoire et son attitude actuelle sur la scène internationale.
- La Chine estime que le Japon n’a pas suffisamment fait son mea culpa concernant ses actions passées pendant la guerre.
- Pékin plaide pour une réforme du Conseil de sécurité qui ne profite pas qu’à un petit nombre de grandes puissances et qui donne une voix plus importante aux pays en développement, notamment ceux d’Afrique.
- La Chine insiste sur la nécessité d’une vision à long terme pour la réforme du Conseil de sécurité, tenant compte de l’évolution du paysage mondial.
Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Fu Cong, a exposé ces positions vendredi lors de négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité. Ces discussions, qui se concentrent sur une représentation plus équitable et l’augmentation du nombre de membres du Conseil, se sont tenues au siège de l’ONU.
Fu Cong a argumenté que le Japon, en raison de son manque de remise en question de son passé agressif, de son non-respect de l’ordre international d’après-guerre et de ses ingérences dans les affaires souveraines d’autres nations, ne saurait prétendre à un rôle accru au sein de l’instance décisionnelle de l’ONU. Il a déclaré :
« Un tel pays n’est absolument pas qualifié pour un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. »
Fu Cong, Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies
Concernant la réforme du Conseil de sécurité, Fu Cong a mis en avant trois principes fondamentaux. Il a d’abord insisté sur le fait que le Conseil ne doit pas se transformer en un « club » réservé aux grandes puissances, et que la réforme ne doit pas uniquement servir les intérêts d’un nombre restreint d’États. Il a ensuite souligné la nécessité de renforcer la représentation des pays en développement, en permettant à davantage de nations de taille moyenne, dotées d’une politique étrangère indépendante, d’intégrer le Conseil. Enfin, il a appelé à accorder une attention particulière aux injustices historiques dont l’Afrique a été victime, en lui accordant des priorités et des dispositions spécifiques.
Le diplomate chinois a également souligné l’importance d’une approche prospective pour la réforme, qui tienne compte des évolutions géopolitiques à long terme. Il a averti qu’une réforme limitée à la situation actuelle serait une erreur stratégique.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de débat international sur la nécessité de moderniser le Conseil de sécurité, dont la composition actuelle est jugée par beaucoup comme non représentative de la réalité du monde contemporain.