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Conférence du parti CDU à Stuttgart : Söder a prononcé un discours dont Merz ne voulait pas | politique

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Publié le 21 février 2026 17h32. Lors d’un congrès CDU marqué par des débats laborieux, le chef de la CSU, Markus Söder, a pris la parole à Stuttgart pour apporter un soutien énergique au chancelier Friedrich Merz, tout en affichant une ligne politique plus affirmée sur des sujets clés comme l’immigration et l’économie.

  • Markus Söder a publiquement promis son soutien continu à Friedrich Merz, allant jusqu’à lui offrir son appui pour un mandat prolongé.
  • Il a critiqué l’alliance au Parlement européen entre les Verts et l’AfD contre l’accord de libre-échange Mercosur, jugeant que les Verts n’avaient plus la légitimité morale de donner des leçons.
  • Söder a adopté une rhétorique plus directe que Merz sur des questions sensibles comme l’immigration et les augmentations d’impôts, définissant clairement les limites de la flexibilité de l’Union face au SPD.

Après des négociations interminables, le chef de la CSU, Markus Söder (59 ans, sans cravate), a fait son entrée dans la salle de congrès de Stuttgart sous les applaudissements, accompagné du chancelier Friedrich Merz (70 ans, avec cravate). Söder a adressé au chancelier une déclaration de soutien sans équivoque :

« Vous pouvez compter sur nous. Nous vous soutiendrons volontiers en tant que chancelier, aussi longtemps que vous le souhaitez. »

Markus Söder, chef de la CSU

Cette remarque faisait allusion à l’annonce faite par Merz le mercredi des Cendres, selon laquelle il comptait occuper ses fonctions pendant un certain temps encore.

Söder a salué le discours du chancelier de la veille, estimant qu’il décrivait avec justesse la situation politique, tout en reconnaissant tacitement que ce discours avait reçu un accueil mitigé parmi les délégués de la CDU. Il a affirmé que Merz était « notre atout face à Trump », suscitant l’enthousiasme dans la salle. L’enthousiasme a encore monté lorsque Söder a dénoncé l’alliance entre les Verts et l’Alternative für Deutschland (AfD) AfD au Parlement européen contre l’accord de libre-échange Mercosur Mercosur. Selon lui, les Verts n’avaient « aucun droit moral de nous donner des leçons ».

Söder a tenu un discours plus direct que celui de Merz, peut-être par égard pour le SPD. Il a notamment critiqué les partis de gauche, affirmant qu’ils étaient déconnectés de la réalité.

« Ces donneurs de leçons n’aident pas notre pays. »

Markus Söder, chef de la CSU

Il a également adressé une pique à son ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, que Merz avait félicité la veille. Dobrindt se vante de posséder les numéros de téléphone de dirigeants de la gauche, mais Söder a déclaré qu’il lui était « indifférent » qui possédait quels numéros. Il a ajouté que la gauche n’était pas une option envisageable comme partenaire de coalition, et qu’il ne fallait pas revenir au socialisme.

Contrairement à Merz, qui avait évité le sujet, Söder a abordé frontalement la question de l’immigration, défendant la critique du chancelier concernant certains aspects de l’urbanisme. Il a souligné que cette critique était justifiée, même si elle avait provoqué des « séances de crise » avec des « psychologues de la conversation ». Sa déclaration a été applaudie par Charlotte Merz, l’épouse du chancelier, présente au premier rang.

Söder, le polish pour Merz

Söder a interrogé l’assemblée :

« Qui a gagné les élections, l’Union ou le SPD ? »

Markus Söder, chef de la CSU

Une question que Merz n’aurait probablement pas osée poser, de peur de provoquer une réaction du SPD. Söder, en revanche, n’a pas hésité. Selon une analyse de BILD, il s’agit d’une répartition astucieuse des rôles entre les deux hommes.

Merz est souvent accusé d’être dépassé, mais Söder a retourné cet argument à son avantage. Il a affirmé que la gauche était celle qui était à la traîne. Sur le sujet des augmentations d’impôts, un thème favori du SPD, Söder a également affiché une ligne claire, que Merz avait prudemment omise dans son discours de vendredi.

« Je ne suis pas prêt à céder aux exigences de la gauche concernant l’augmentation de l’impôt sur les successions. Ils se casseront les dents sur nous. »

Markus Söder, chef de la CSU

La salle a accueilli cette déclaration avec enthousiasme. Söder a ainsi défini les limites dans lesquelles l’Union pourrait éventuellement faire des concessions au SPD.

Söder a également pris position sur le conflit concernant l’abandon de la fin des moteurs à combustion, s’opposant aux « tours de magie » de Bruxelles. Il souhaite que tous les moteurs à combustion de haute technologie soient maintenus, et pas seulement une petite partie. Il s’en prend ainsi à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui est également membre de la CDU. Merz a sans doute écouté avec satisfaction.

Söder a conclu son discours, comme il l’avait fait à Passau, en invoquant Dieu, la liberté, la patrie et l’Union. Ce qui aurait pu sembler étrange venant de Merz, a trouvé un écho favorable auprès des délégués, qui ont pu ainsi se sentir connectés à un parti populaire et ancré dans les valeurs traditionnelles. Merz a remercié Söder en lui offrant une veste Star Trek. Le Bavarois a répondu : « Que la Force soit avec vous ! »

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