Publié le 12 février 2024 11:22:00. Les autorités russes intensifient leur pression sur l’application de messagerie Telegram, suscitant une vague de protestations de la part des citoyens qui dénoncent une atteinte à leurs libertés de communication et à leur vie quotidienne.
- Les Russes se plaignent de perturbations croissantes dans l’utilisation de Telegram, affectant leurs transactions, leurs communications personnelles et leurs activités professionnelles.
- Malgré l’absence d’une interdiction formelle, l’organisme de régulation internet russe, Roskomnadzor, limite l’accès à certaines fonctionnalités de l’application.
- Un député russe a justifié ces restrictions par la nécessité de lutter contre l’influence de l’OTAN, mais cette explication ne convainc pas la population.
La campagne menée par la Russie contre Telegram, bien que ne se traduisant pas par une interdiction totale sur l’ensemble du territoire, provoque une levée de boucliers sans précédent. Les utilisateurs russes dénoncent une atteinte à leurs libertés fondamentales et une entrave à leur vie quotidienne. Roskomnadzor, l’agence gouvernementale chargée de la surveillance d’internet, tente de restreindre l’activité de l’application et de renforcer son contrôle, entraînant des problèmes et des restrictions pour les utilisateurs.
Les plaintes se multiplient, accusant le Kremlin d’empêcher les citoyens de mener leurs affaires, de rester en contact avec leurs proches à l’étranger et de communiquer librement. Andreys Gurulev, membre de la Douma d’État russe, a tenté de justifier ces mesures en les présentant comme une nécessité dans le contexte de la « lutte contre l’OTAN ». Il a appelé les Russes à accepter la perte de ce qu’il considère comme l’un des derniers canaux de communication libre. Cependant, cette approche ne semble pas rencontrer l’adhésion de la population.
Roskomnadzor justifie ses actions en affirmant que Telegram ne filtre pas suffisamment les contenus liés à des « crimes ou des fraudes ». L’agence a donc mis en place des mesures restrictives, notamment des limitations sur les appels vocaux et vidéo, et envisage même un ralentissement du service ou une interruption totale de l’accès, comme le signalent de plus en plus d’utilisateurs. Bien que Telegram ne soit pas complètement interdit pour l’instant en Russie, la situation reste préoccupante pour les défenseurs de la liberté d’expression et de communication.
La réaction du public contraste fortement avec les attentes des autorités. Au lieu de soutenir les mesures gouvernementales, les citoyens russes expriment leur indignation et leur inquiétude face à cette nouvelle restriction de leurs libertés.