Publié le 2024-02-29 10:00:00. Google mise sur l’intelligence artificielle pour transformer le secteur des services financiers, en aidant les entreprises, des jeunes pousses aux grandes institutions, à améliorer l’expérience client et à optimiser leurs opérations internes.
- Google collabore avec des acteurs majeurs comme Starling Bank et Liberis pour développer des solutions basées sur l’IA.
- Ces outils permettent aux clients d’accéder plus facilement à des informations personnalisées sur leurs dépenses et automatisent des tâches répétitives pour les équipes.
- L’objectif est de libérer les employés des tâches manuelles pour qu’ils puissent se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée.
L’intelligence artificielle (IA) s’impose de plus en plus comme un levier stratégique pour les entreprises du secteur financier. Google, à travers ses partenariats et ses développements, illustre cette tendance en proposant des solutions concrètes pour répondre aux défis actuels. Karen Zhang, de Google, souligne que l’enjeu principal est d’améliorer l’expérience client et de réduire la charge de travail répétitive, permettant ainsi aux équipes de se concentrer sur des tâches nécessitant un jugement humain.
Un exemple concret de cette collaboration est le service « Spend Intelligence » développé avec Starling Bank. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de poser des questions sur leurs dépenses en langage naturel, directement dans l’application mobile, que ce soit par saisie ou par commande vocale. Au lieu de devoir éplucher des relevés de compte et appliquer des filtres complexes, les clients peuvent désormais obtenir des réponses claires et précises à des questions telles que :
« Combien ai-je dépensé en TFL et en transport au cours de la semaine dernière ? »
Utilisateur de Starling Bank
ou encore
« Est-ce que cela a changé de semaine en semaine au cours du mois dernier ? »
Utilisateur de Starling Bank
L’objectif est de rendre l’information financière plus accessible et intuitive pour tous.
Pour les fintechs, cette approche représente un changement de paradigme dans la conception des produits. Les interfaces en langage naturel simplifient l’accès à l’information, éliminant la nécessité pour les clients de comprendre où cliquer ou comment interpréter des graphiques. Cela facilite la budgétisation, l’identification de tendances et la détection de changements de comportement, sans pour autant transformer l’utilisateur en expert en analyse de données.
L’automatisation interne est également au cœur de la stratégie de Google. L’entreprise s’est associée à Liberis pour créer Ada, un agent de souscription basé sur l’IA, nommé en hommage à Ada Lovelace. La souscription, qui implique souvent le traitement de volumes importants d’informations et des étapes répétitives, peut s’avérer chronophage et coûteuse. Selon Google, Ada travaille en collaboration avec les souscripteurs, les assistant tout au long du processus et réduisant les frais généraux d’environ 50 %. Zhang explique que l’IA prend en charge les tâches les plus répétitives, permettant aux souscripteurs de se concentrer sur des décisions plus complexes et stratégiques.
Google insiste sur le fait que ces solutions ne sont pas réservées aux grandes entreprises. L’approche peut être adaptée à des structures de toutes tailles. L’IA permet ainsi de mutualiser les ressources et de fournir un service de qualité sans nécessiter des effectifs importants. Comme le souligne Zhang, il n’est plus nécessaire d’avoir « 100 souscripteurs » pour offrir un service performant. Pour les banques et les fintechs, le message est clair : l’IA permet de réduire les frictions pour les clients et d’optimiser les processus internes, tout en préservant l’importance du jugement humain là où il est essentiel.
Pour en savoir plus sur les solutions de Google pour le secteur financier, consultez leur site web.